Capacités de raccordement de projets industriels : la Côte-Nord très bien positionnée

Par Charlotte Paquet 8:57 AM - 9 janvier 2026
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Directeur du développement industriel chez Innovation et Développement Manicouagan, Guy Simard considère que les nouvelles données rendues publiques par Hydro-Québec pourraient permettre aux promoteurs de réduire les délais. Photo archives

Le dévoilement récent d’une première carte sur les capacités de raccordement de projets industriels sur le réseau de transport d’Hydro-Québec dans 13 secteurs au Québec fait le bonheur de plusieurs sur la Côte-Nord, où les possibilités totalisent 260 mégawatts (MW).

À la mi-décembre, la société d’État a publié la cartographie du potentiel de raccordement de projets dans les zones industrielles où les demandes de raccordement sont les plus élevées. Des 13 zones désignées, trois se trouvent en sol nord-côtier.

Sept-Îles possède une capacité de 150 MW, Baie-Comeau, de 100 MW et Fermont, de 10 MW. La Côte-Nord est d’ailleurs la région au potentiel le plus élevé.

Par cette carte sur les capacités de raccordement de projets de plus de 5 MW, Hydro-Québec veut donner plus de prévisibilité à ses partenaires et répondre à des demandes entendues lors des consultations découlant du plan d’action 2035, selon Pascal Poinlane, conseiller en relation média. L’actualisation de la carte est prévue sur une base annuelle.

Les nouvelles données viennent donc confirmer qu’un promoteur qui, à titre d’exemple, obtiendrait un bloc d’énergie autour de 44 MW, soit la demande déposée par Northern Graphite pour la première phase de son projet d’usine de matériaux d’anodes à Baie-Comeau, n’aurait aucun souci à se faire sur la capacité du réseau à l’absorber, enchaîne le directeur du développement industriel chez Innovation et Développement Manicouagan, Guy Simard.

La Côte-Nord est la région du Québec où l’on retrouve le plus de capacités de raccordement au réseau électrique. Source : Hydro-Québec

Pas si surpris

M. Simard se réjouit de voir la Côte-Nord si bien positionnée dans les données sur le potentiel de raccordement.

Il avoue cependant ne pas être surpris outre mesure des capacités confirmées pour Baie-Comeau, en rappelant la disponibilité des infrastructures électriques découlant de la fin des activités de la papetière.

Selon lui, l’assurance d’un potentiel de raccordement suffisant dans une zone industrielle donnée permettra à un promoteur d’accélérer le traitement de son dossier et d’en diminuer les coûts.

« Au moins, cet exemple-là montre que techniquement, c’est faisable », ajoute celui qui répète depuis des années l’importance de prioriser le raccordement de projets près des sources de production d’énergie pour réduire les pertes inévitables sur les lignes de transport et l’impact financier qui en découle.

Une bonne chose

Le préfet de la MRC de Manicouagan voit aussi d’un bon œil la nouvelle cartographie. « C’est un outil de plus qu’on a pour voir avec des promoteurs industriels qui auraient de l’intérêt à venir s’implanter ici », reconnaît Guillaume Tremblay.

Comme avantage pour la MRC, il y note aussi la marge de manœuvre que d’autres régions n’ont pas nécessairement.

Fait à noter, le bloc de 307 MW d’énergie consenti à Hy2Gen est pris en compte dans le potentiel de raccordement accordé à Baie-Comeau.

Guillaume Tremblay, préfet de la MRC de Manicouagan. Photo Karianne Nepton-Philippe

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