Accident mortel à Tadoussac en 2024 : il était ivre au volant
Benjamin Carré n’a pas fait son arrêt obligatoire à l’intersection des routes 172 et 138 en septembre 2024 entraînant son décès. Photo Johannie Gaudreault
Le décès d’un homme de 38 ans survenu en septembre 2024 près de Tadoussac est directement lié à une conduite avec les facultés affaiblies. Le rapport du coroner révèle que le conducteur présentait un taux d’alcoolémie près de deux fois supérieur à la limite permise lorsqu’il a omis de s’immobiliser à une intersection, provoquant une collision mortelle.
Le coroner Me Bernard Lefrançois souligne également dans son rapport publié le 17 décembre dernier que plusieurs bouteilles de bière se trouvaient sur le banc passager du véhicule, dont une bouteille décapsulée.
Selon les analyses toxicologiques effectuées après son décès, Benjamin Carré avait dans son sang de l’éthanol à un taux de 156 mg/100 ml au moment de son décès. Le rapport précise que ce taux était « à près de deux fois le taux légal maximum pour conduire un véhicule automobile ».
Les faits se sont produits vers 17 h 34, alors que M. Carré circulait sur la route 172 en direction est, au volant de son véhicule Volkswagen Passat.
Arrivé à l’intersection avec la route 138, près de Tadoussac, il n’a pas effectué l’arrêt obligatoire avant de s’engager dans l’intersection. Une collision violente est alors survenue avec un autre véhicule qui circulait sur la route 138 en direction ouest et qui, lui, n’avait pas d’arrêt à respecter.
Plusieurs personnes ont été blessées lors de l’impact. Les ambulanciers sont arrivés sur les lieux à 17 h 47 et M. Carré a été transporté au Centre multiservice de santé et de services sociaux des Escoumins, où il est arrivé à 18 h 22. Malgré les manœuvres de réanimation, son décès a été constaté à 18 h 37.
L’enquête policière et l’analyse du site de l’accident n’ont révélé aucune défectuosité de la chaussée ni aucun problème mécanique sur le véhicule de Benjamin Carré.
Les conditions météorologiques n’étaient pas en cause, la signalisation était bien visible et l’autre conducteur n’aurait commis aucune faute.
Des images provenant d’une caméra de surveillance démontrent clairement que M. Carré n’a pas fait son arrêt obligatoire et qu’il ne semblait pas avoir ralenti à l’approche de l’intersection. Aucune trace de freinage n’a été observée sur la chaussée.
Pour le coroner, bien qu’une distraction ne puisse être totalement exclue, la consommation d’alcool apparaît comme le facteur déterminant.
« Il est donc fort probable que la consommation d’alcool soit à l’origine de l’omission de faire l’arrêt obligatoire compte tenu des facultés affaiblies du conducteur », peut-on lire dans le rapport.
Aucun élément ne laisse croire à un geste volontaire ou à des intentions suicidaires. Le coroner conclut que le décès de Benjamin Carré est accidentel et résulte directement de l’état d’ébriété du conducteur au moment de l’accident.
