Accident mortel de motoneige à Longue-Rive : le coroner recommande plus de signalisation
Le conducteur de 50 ans impliqué dans l'accident conduisait sous l'influence de l'alcool et de la drogue, selon le rapport du coroner, publié en décembre. Photo SQ
Le coroner chargé d’enquêter sur le face-à-face mortel survenu à Longue-Rive en février 2025 a rendu public son rapport. Il y recommande notamment l’ajout de signalisation le long du sentier de motoneige du club des Exploreurs afin d’améliorer la sécurité des usagers, un enjeu de taille pour l’organisation, qui doit composer avec un vaste territoire et un nombre limité de bénévoles.
C’était un accident comme on ne souhaite jamais en voir, une collision qui a fait deux morts aux alentours du kilomètre 31 du sentier local, qui est aussi une route forestière à Longue-Rive.
Le face-à-face est survenu le 21 février 2025 peu avant 20 h 30. Les secours sont arrivés sur les lieux de l’accident vers 23 h 30 où le décès des deux hommes a été constaté.
Il s’agit de Steve Faucher, un homme de 50 ans de Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans, et d’un homme de 66 ans, résident de Longue-Rive, dont l’identité n’est pas révélée.
Selon le rapport du coroner, publié en décembre, Steve Faucher circulait avec quatre autres motoneigistes et conduisait la deuxième motoneige du convoi, qui se dirigeait en direction nord.
De l’autre côté, l’homme de Longue-Rive circulait en direction sud pour aller à la rencontre d’un membre de la famille qui venait le rejoindre au chalet.
Toujours selon le document officiel, les deux hommes « connaissaient bien » le sentier, possédant des chalets dans les environs.
Consommation
Le rapport du coroner a révélé un nouvel élément dans le dossier, celui de la consommation d’alcool et de cocaïne de Steve Faucher.
Ce dernier avait un taux l’alcool dans le sang de 99 mg/100 ml alors que la limite est de 80 mg, et un niveau non toxique de cocaïne avait été détecté dans son sang.
« De plus, le cocaéthylène qui était un métabolite de la cocaïne, formé en présence de cocaïne et d’éthanol dans l’organisme, était détecté » dans son urine, explique le rapport.
Selon le coroner Martin Côté, ces facteurs « étaient probablement des variables contributives à l’accident ».
L’homme de Longue-Rive avait quant à lui un taux de 35 mg/100 ml, bien en bas du seuil légal.
Signalisation recommandée
Pour conclure son rapport, le coroner recommande que le club des Exploreurs de Longue-Rive, en collaboration avec la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, identifie les différents emplacements et le type de signalisation où la présence d’un panneau indicateur est requise, notamment au km 31, afin d’améliorer la sécurité des utilisateurs.
Il suggère également de procéder à l’installation de façon permanente des panneaux indicateurs le long du sentier de motoneiges sous sa responsabilité, en privilégiant les endroits à risque.
Cela va de soi pour le président des Exploreurs, Martin Hovington, mais le problème est avant tout un manque de bénévoles et de temps.
« On ne peut pas tout installer d’un coup, car on est tous des bénévoles qui travaillent, et on n’a personne de salarié », explique-t-il, joint par téléphone.
Long processus
Ce n’est pas toute la signalisation qui est permanente en ce moment dans les sentiers.
« On s’occupe de certains bouts, et d’autres fonctionnent avec la signalisation de la ZEC. On est plusieurs à emprunter les chemins », précise M. Hovington.
Ce dernier indique que le club tentera de garnir le plus possible les chemins de pancartes dans les prochains temps.
« On va continuer à mettre de la signalisation, et cette année, on met le double de l’effort pour en mettre le plus possible. On a recommandé des signes et des piquets jaune-orange, et on a mis des rubans », dit le président, qui souhaite également installer des piquets en fer de façon permanente à plusieurs endroits sur les 87 kilomètres de sentier.
Cependant, on revient toujours aux bénévoles qui se font rares.
« Plus ça va, moins il y a de bénévoles. Ça paraît facile mettre de la signalisation, mais c’est compliqué », mentionne Martin Hovington avec déception.
“Toujours selon le document officiel, les deux hommes « connaissaient bien » le sentier, possédant des chalets dans les environs.”
Désolé je suis pas d’accord avec la recommandation du coroner que des affiches aurais pu aider quand tu connais bien le secteur ?
La conduite de C motoneiges doit ce faire avec la prudence et responsabilité adapté sa,conduite et avec l’esprit clair et vif le cocktail de boisson et drogue c pas un bon mixte mettre sa vie en danger et celles des autres plus de surveillance de la SQ et des,patrouilleurs des club mais ds,les 2 cas ont n’est à court de personnel.