Cinoche : l’importance d’un festival de films en région, selon Maxime de Cotret
Maxime de Cotret est président d'honneur de la 37e édition du festival Cinoche à Baie-Comeau. Photo Karianne Nepton-Philippe
L’acteur Maxime de Cotret est à Baie-Comeau pour tenir un grand rôle ; celui de président d’honneur pour le Festival du film international de Baie-Comeau, Cinoche. Il s’y engage avec sérieux, tout en posant un regard sensible sur l’importance du cinéma en région.
« Il y a tellement d’avantages d’aller en région. J’ai l’impression que la télé, on la fait beaucoup pour la région. Les films aussi », soutient-il
Maxime de Cotret, alias Adrien Lemieux dans STAT, s’interroge au passage sur le mode de financement en culture, qui pourrait davantage permettre d’aller à la rencontre des régions.
D’où l’importance d’un événement comme Cinoche à Baie-Comeau.
« Un festival comme celui-ci fait rayonner ce qu’il se passe ici et ailleurs. C’est aussi une façon de se rassembler », poursuit-il.
« On dirait qu’avec l’avènement des téléphones et de tout ce qui est technologique, on s’écarte de l’essentiel. Pour moi, l’essentiel, c’est de revenir à un esprit de communauté et c’est ce qu’on retrouve dans les festivals », confie l’invité.
Notons que Maxime de Cotret participera à des causeries avec le public durant le festival. Chose qu’il mentionne avoir hâte de faire, lorsqu’il est questionné par Le Manic durant la soirée d’ouverture, le 15 janvier.
« Ce qu’on m’a offert comme tribune, c’est d’être présent et j’ai le goût de remplir ce mandat-là », mentionne celui qui espère aussi avoir le temps d’aller « voir le plus de films possible ».
« Je prends ce rôle-là avec humilité, c’est ma première fois. Je vais me laisser guider et je vais apprendre. Je vais aller à la rencontre des gens surtout », laisse-t-il entendre.

L’expérience en salle de cinéma
Pour Maxime de Cotret, il est primordial de profiter de l’expérience maximale qu’offrent les salles de cinéma.
« Si on a aimé un film, ou si on ne l’a pas aimé, quoi de mieux qu’en parler pour essayer de comprendre, pour se faire une meilleure idée, s’aiguiser l’intellect sur quelque chose », souligne-t-il.
Selon lui, c’est là la raison d’être de l’œuvre cinématographique.
« Les films ont été créés pour ça. Les gens se sont enfermés dans des salles pour faire le son, créer un environnement sur un écran géant. Tout a été pensé pour le cinéma », lance ce dernier.
Anna Kiri
Maxime de Cotret tient un rôle dans le film québécois Anna Kiri de Francis Bordeleau, à l’affiche au festival Cinoche.
Ce dernier invite le public à découvrir une « espèce d’univers dystopique ».
« C’est un genre de film qu’on ne voit pas souvent ou très peu dans notre cinéma québécois », note l’acteur.
« C’est un film qui a été fait à l’arrache, un peu bum, des idées champ gauche qui se sont rencontrées pour faire un projet de cœur », ajoute-t-il.
