La ministre Geneviève Guilbault quittera la vie politique à la fin de son mandat
Geneviève Guilbault, alors vice-première ministre et ministre des Transports du Québec, prenait la parole lors d’une conférence de presse sur la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) à Québec, le vendredi 8 août 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot
La ministre des Affaires municipales, Geneviève Guilbault, annoncera ce dimanche qu’elle quittera la vie politique à la fin de son mandat.
Elle a convoqué les médias à une conférence de presse qui se tiendra dans sa circonscription de Louis-Hébert, dans la région de Québec, à 11 h.
Mme Guilbault renonce à succéder au premier ministre et chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault.
Selon les informations obtenues par La Presse Canadienne, sa décision de quitter la politique serait prise depuis un certain temps déjà. Elle invoquera en conférence de presse des raisons familiales.
La politicienne de 43 ans a deux enfants: Capucine, âgée de 8 ans et Christophe, âgé de 6 ans.
Geneviève Guilbault était la tête d’affiche de la CAQ depuis huit ans. Reconnue pour ses talents de communicatrice, elle a été vice-première ministre du Québec de 2022 à 2025.
L’étoile de celle qui a aussi été ministre des Transports a toutefois pâli lors des travaux de la commission Gallant sur le fiasco SAAQclic.
Alors qu’elle disait n’avoir appris l’ampleur des dépassements de coûts qu’en 2025, des documents ont montré qu’elle avait été informée en 2023.
Mme Guilbault aurait été d’ailleurs avisée que le rapport final du commissaire Denis Gallant, attendu d’ici le 13 février, la citerait pour «mauvaise conduite».
Durant son règne aux Transports, elle a également eu maille à partir avec les villes au sujet du financement du transport collectif.
C’est sans oublier ses nombreux changements de discours concernant le controversé projet de troisième lien routier entre Québec et Lévis qui ont fini par nuire à sa crédibilité.
Geneviève Guilbault a été élue dans Louis-Hébert pour la première fois lors d’une partielle en 2017. Elle a été facilement réélue aux élections générales de 2018 et de 2022.
Sa victoire dans ce bastion libéral en 2017 a valeur de symbole pour la CAQ. C’est à ce moment que le parti a commencé à être perçu comme une solution de rechange aux libéraux.
C’est d’ailleurs Mme Guilbault qui, à titre de ministre de la Sécurité publique, a déposé le tout premier projet de loi du gouvernement caquiste en 2018 visant à «dépolitiser» les nominations.
Avant d’être élue, Mme Guilbault a travaillé comme porte-parole au Bureau du coroner. Elle a également été attachée de presse du ministre libéral Jacques Dupuis.