Le Parti québécois réitère son appui au projet du pont sur le Saguenay
Le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau. Photo courtoisie
À la suite du congrès d’orientation du Parti québécois, des informations ont laissé entendre que le parti politique n’endossait plus le projet de la construction d’un pont sur la rivière Saguenay pour désenclaver la Côte-Nord.
Le porte-parole du Parti Québécois aux Transports et député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, veut remettre les pendules à l’heure. « Ma position et celle du Parti Québécois est claire : nous sommes en faveur du désenclavement de la Côte-Nord par la construction d’un pont enjambant le Saguenay. La plateforme réitéra à nouveau cet engagement historique du Parti québécois », dit-il dans une déclaration écrite par courriel.
Selon ce dernier, les informations qui ont circulé viennent du fait que les orientations adoptées cette fin de semaine ne faisaient pas l’énumération de chacun des projets d’infrastructures que le Parti québécois veut réaliser.
« Nous comptons investir de façon responsable dans les infrastructures (le réseau routier, le transport collectif, la rénovation des hôpitaux vétustes), mais les projets en particulier ne sont pas énumérés dans le Projet national », confirme M. Arseneau.
Le péquiste rappelle que la CAQ a repoussé le projet à 2030 et qu’elle prétend que le pont coûtera 4 milliards « tout en refusant de dévoiler l’étude qui arrive à cette conclusion ».
« Un gouvernement péquiste va rendre publics ces documents et donner l’heure juste aux Nord-côtiers qui veulent légitimement désenclaver leur région », conclut le député.
Depuis plus de 70 ans, la Côte‑Nord réclame la construction d’un pont pour mettre fin à son isolement. À l’époque, le projet était évalué à environ 500 millions de dollars. tôt ou tard, il faudra aller de l’avant : la Côte‑Nord possède un potentiel immense pour des projets d’envergure, et repousser encore la décision ne fera qu’augmenter la facture. D’ici dix ans, les coûts pourraient facilement doubler. Les traversiers, pour leur part, représentent des dépenses monétaires et environnementales considérables. Chaque année, le gouvernement investit des millions pour maintenir ce service, qui agit en plus comme une barrière artificielle pour les bélugas et plusieurs autres espèces marines. Refuser d’appuyer le projet, c’est aussi offrir des arguments aux conservateurs d’Éric Duhaime. Dans un contexte politique serré, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre les circonscriptions de Duplessis et de René‑Lévesque. Dans un Québec indépendant, les moyens financiers et décisionnels seraient largement suffisants pour mener à bien un projet d’une telle importance stratégique. Enfin, prolonger la route 138 jusqu’à Blanc‑Sablon ouvre la porte à un désenclavement partiel de Terre‑Neuve, en offrant à plus de 500 000 personnes un accès terrestre via la Côte‑Nord. À cela s’ajoute le potentiel du barrage de… Lire la suite »