Le pont sur le Saguenay est bel et bien prioritaire pour le Parti québécois, précise le porte-parole aux Transports, Joël Arseneau. Toutefois, il y a une différence à faire entre le programme général et la plateforme.
Lors du congrès du Parti québécois (PQ), les membres ont adopté le « programme général ». Dans cette optique, ils ont rejeté une résolution spécifique à la construction d’un pont sur la rivière Saguenay, ce qui s’applique également à tous les projets d’infrastructures régionaux.
« L’exercice avait pour but de définir le programme général du Parti québécois, qui donne les grandes orientations qui permettent d’ajuster, bonifier et définir l’éventuelle plateforme électorale », explique Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine.
Ce dernier explique que les projets propres à chacune des régions ne seraient pas intégrés dans une grande « liste d’épicerie ».
« Les membres, lors de la rencontre, ont refusé de l’inscrire au projet national, au programme, tout simplement par souci d’équité interrégionale. Aucun projet régional d’infrastructure ne figure dans le programme. C’est là la confusion », précise-t-il.
Toutefois, après les grandes orientations ciblées, les projets porteurs comme la construction d’un pont sur le Saguenay seront inscrits dans les priorités.
Le PQ au pouvoir
Dans l’éventualité où le Parti québécois forme le prochain gouvernement, promet-il d’avancer ce projet et de l’inscrire tout en haut de sa liste d’épicerie ?
« Sans aucune espèce d’hésitation, je vous dis que le projet de pont […] fera partie de la plateforme électorale du Parti québécois pour la prochaine élection, comme c’était déjà le cas en 2022 », répond d’emblée Joël Arseneau.
« En 2022, le Parti québécois, dans sa plateforme, avait inscrit comme projet prioritaire le pont sur le Saguenay. Et c’est toujours l’intention du Parti québécois se proposer ce projet d’infrastructure », ajoute-t-il.
M. Arseneau en profite pour glisser que tous les projets qui permettent de désenclaver les régions seront mis de l’avant.
Transparence
Le député péquiste revient à la charge également avec l’importance de la transparence dans ce dossier.
« On nous a refusé l’accès à ce document, encore à ce jour », s’exclame-t-il concernant les résultats des études conclues en 2025 par le bureau des grands projets et commandées par la Coalition avenir Québec (CAQ).
« Pour nous, c’est assez incompréhensible que les contribuables défraient des études pendant plusieurs années […] et de ne pas y avoir accès en bout de ligne », soutient-il ensuite.
Il mentionne vouloir ramener la confiance des gens en ce projet, tout en donnant l’heure juste sur les détails précis et réalistes sur la possibilité de la construction d’un pont pour relier l’entrée de la Côte-Nord.