Après deux semaines d’incertitude, le Centre d’études collégiales de Forestville poursuivra ses activités pour la prochaine année.
La décision, entérinée par le conseil d’administration du Cégep de Chicoutimi, vise à donner le temps nécessaire à la mise en place de solutions durables pour assurer l’avenir de l’établissement en Haute-Côte-Nord.
Réuni en séance extraordinaire le 29 janvier, les administrateurs ont confirmé le maintien des activités du Centre d’études collégiales (CEC) de Forestville pour la prochaine année. Cette annonce a été faite à l’issue d’une rencontre réunissant la direction du Cégep et la mairesse de Forestville, au cours de laquelle l’avenir du centre a été examiné.
Depuis le mandat confié par le conseil d’administration le 21 janvier dernier, deux séances de travail ont eu lieu entre la direction du Cégep de Chicoutimi et les partenaires du milieu de la Haute-Côte-Nord. Ces rencontres ont mis en lumière une mobilisation marquée des acteurs locaux, tous déterminés à préserver l’accès aux études collégiales dans la région, selon l’institution collégiale.
Les discussions ont permis d’identifier plusieurs pistes de solutions structurées autour de trois enjeux jugés prioritaires pour la survie du CEC de Forestville, soit le recrutement étudiant, le financement et la disponibilité des ressources enseignantes. Ces propositions ont ensuite été soumises à l’analyse du conseil d’administration lors de la séance extraordinaire.
Tenant compte des solutions évoquées, de l’appui des partenaires, de la mobilisation citoyenne et de la situation actuelle du centre, le conseil d’administration a choisi de prolonger les activités du CEC pour une année supplémentaire. Cette période doit permettre de déployer des initiatives concrètes susceptibles d’assurer la pérennité de l’établissement.
Un comité, cogéré par le Cégep de Chicoutimi et la Ville de Forestville, sera mis sur pied. Composé en partie des partenaires déjà impliqués, il aura pour mandat d’identifier et de mettre en œuvre des stratégies afin de répondre aux principaux défis.
Quatre chantiers de travail seront ainsi créés : le financement, la promotion et le recrutement, la disponibilité des ressources enseignantes ainsi que le développement avec le milieu.
À l’automne 2026, le comité devra déposer un rapport au conseil d’administration du Cégep. Ce document permettra d’évaluer, à partir de résultats mesurables et des réalités opérationnelles, les différentes options quant à la poursuite des activités du Centre d’études collégiales de Forestville.
Par ailleurs, la période d’admission pour la session d’automne 2026 est toujours en cours. Les personnes provenant du secondaire ou les adultes souhaitant entreprendre des études collégiales en Haute-Côte-Nord peuvent obtenir de l’information sur les programmes offerts en consultant le site cchic.ca/forestville.

Un soulagement
La MRC de La Haute-Côte-Nord a salué la décision du Cégep de Chicoutimi, affirmant qu’elle permet de poursuivre les démarches entreprises afin d’assurer le maintien de ce service sur le territoire. Dans une réaction transmise à la suite de l’annonce, la MRC souligne que cette décision représente un moment charnière pour l’avenir de l’offre de formation collégiale dans la région.
” La MRC de La Haute-Côte-Nord accueille avec soulagement la décision du Cégep de Chicoutimi d’accorder un délai avant de procéder à la fermeture du Centre d’études collégiales de Forestville. Cette annonce permet de poursuivre les démarches afin d’identifier des solutions concrètes pour le maintien de ce service essentiel sur notre territoire “, indique-t-elle.
La MRC rappelle que les échanges avec le Cégep de Chicoutimi se sont déroulés dans un climat de collaboration depuis le début du processus. Elle réaffirme sa volonté de travailler à l’identification de solutions à long terme afin d’assurer une offre de formation collégiale accessible et adaptée aux réalités de La Haute-Côte-Nord.
À titre de partenaire engagé dans le dossier, la MRC confirme également son appui à la mairesse de Forestville, Micheline Anctil, dans les démarches qui seront entreprises au cours des prochains mois pour évaluer différents scénarios quant à l’avenir du Centre d’études collégiales.
La MRC souligne par ailleurs l’importante mobilisation des partenaires régionaux, qu’elle qualifie d’exceptionnelle. Elle estime que l’implication des acteurs du milieu constitue un levier essentiel pour la rétention des jeunes et le développement du territoire, tout en rappelant que des actions concrètes devront être posées collectivement.