Un toit rénové pour l’église Sainte-Amélie de Baie-Comeau

Par Johannie Gaudreault 1:58 PM - 10 février 2026
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Les travaux de réfection du toit plat de l'église Sainte-Amélie sont terminés. Photo JF Sauvageau

La sauvegarde de l’église Sainte-Amélie franchit un nouveau cap. Les travaux de réfection du toit plat, complétés à l’automne 2025, s’ajoutent à une série d’interventions majeures rendues possibles par une mobilisation citoyenne et des investissements de plus de 1,3 M$.

Le Musée de l’église Sainte-Amélie a annoncé la fin des travaux de réfection du toit plat de l’église, réalisés à l’automne dernier. Cette intervention s’inscrit dans une longue démarche visant à préserver ce bâtiment patrimonial de Baie-Comeau, classé au Patrimoine culturel du Québec depuis 2017.

En cinq ans, plusieurs travaux majeurs ont été réalisés, dont la réfection de la toiture, la restauration du clocher et, plus récemment, celle du toit plat.

Des sommes demeurent disponibles afin de restaurer les dernières fresques endommagées et d’amorcer certains travaux au sous-sol, permettant de poursuivre graduellement la mise en valeur et la conservation du bâtiment.

À l’approche de la saison touristique 2026, le Musée souhaite renforcer son ouverture à la population, notamment auprès des jeunes et des nouveaux arrivants.

« Aujourd’hui, l’histoire de l’église Sainte-Amélie continue de s’écrire, et elle a besoin de nouvelles voix. Aux jeunes, aux nouveaux arrivants et à tous ceux qui souhaitent découvrir le lieu : venez visiter, apprendre et mieux comprendre l’histoire de Baie-Comeau et du Québec de l’époque. Ce lieu est aussi le vôtre ! », lance Nesline Tchoupa, nouvelle directrice générale du Musée.

Le toit plat a été rénové. Photo courtoisie

Reconnaissance

L’église Sainte-Amélie fait partie d’un nombre restreint de bâtiments reconnus par le ministère de la Culture et des Communications comme exceptionnels, tant pour leur intérieur que pour leur extérieur. Cette reconnaissance souligne l’importance historique, artistique et patrimoniale de l’édifice à l’échelle du Québec.

La survie de l’église repose d’abord sur une forte mobilisation citoyenne. Dès 1996, des actions ont été entreprises pour protéger le décor intérieur, permettant encore aujourd’hui d’admirer les fresques et les vitraux qui font la renommée du lieu.

En 2010, alors que l’église était menacée de démolition, un comité de citoyens s’est mobilisé et a fondé la Corporation de l’église Sainte-Amélie… ouverte à la vie, qui a acquis le bâtiment pour la somme symbolique de 1 $. Ce geste a marqué un tournant décisif dans l’avenir du site.

Au fil des années, cette mobilisation s’est traduite par d’importantes campagnes de financement et par des milliers d’heures d’implication bénévole. Ces efforts ont permis la mise à niveau du bâtiment et la réalisation de travaux essentiels à sa conservation.

« L’église Sainte-Amélie a été préservée grâce à l’engagement exceptionnel de nombreuses personnes qui, au fil des années, ont posé des gestes concrets avec constance et conviction. C’est cette mobilisation collective admirable qui lui a permis de traverser le temps et de continuer à vivre aujourd’hui », témoigne Johanne Munger, présidente du Musée de l’église Sainte-Amélie.

La reconnaissance institutionnelle est ensuite venue appuyer cette volonté citoyenne. En 2017, le classement de l’église au Patrimoine culturel du Québec a ouvert l’accès à d’importants programmes de soutien à la restauration du patrimoine religieux.

En 2021, l’obtention de l’agrément muséal a permis de structurer la mission du Musée et de consolider son rôle comme institution culturelle ouverte sur la communauté.

Une deuxième campagne de financement, menée entre 2019 et 2022, a réussi à amasser 260 800 $. Combinée à l’appui des programmes gouvernementaux, cette mobilisation a rendu possibles des investissements totalisant plus de 1,3 million de dollars.

Le Musée de l’église Sainte-Amélie remercie l’ensemble des bénévoles, donateurs, partenaires et citoyens qui, depuis de nombreuses années, contribuent à faire vivre ce lieu patrimonial, aujourd’hui solidement enraciné dans son passé et résolument tourné vers l’avenir.

Nesline Tchoupa, directrice générale du Musée de l’église Sainte-Amélie, en compagnie de Raynald Roy, bénévole dévoué depuis plus de 30 ans, qui s’occupe du système de chauffage du Musée de l’église. Photo courtoisie