Un Septilien retrouvé mort dans sa résidence incendiée : citation à procès attendue
Maison mobile du 65 rue Vollant, à Moisie, incendiée le 16 octobre 2024. Photo Sylvain Turcotte
Il faudra attendre encore quelques semaines avant de savoir si les trois coaccusés dans le dossier du présumé meurtre du Septilien Jimmy Maltais seront cités à procès.
En lien avec l’incendie d’une résidence de Moisie en octobre 2024, dans laquelle Jimmy Maltais a été retrouvé sans vie, les avocats de Derek Lemay et Anthony Roy, tous deux de Québec, et du Baie-Comois Jonathan Gendron contestent la citation à procès de leurs clients.
L’enquête préliminaire, entamée en novembre, s’était prolongée de deux journées en février. Elle est pratiquement terminée. Rappelons que, pour le moment, une ordonnance est en vigueur, interdisant la diffusion des preuves recueillies, et ce, jusqu’à la libération des accusés, ou jusqu’à ce que le procès ait pris fin.
Vendredi dernier, les avocats de la défense ont surpris le tribunal et la poursuite en demandant à ce que ce soit la Couronne qui amorce sa plaidoirie.
« La défense a demandé un droit de réplique qui a été accueilli par la juge (Louise Gallant). Par contre, évidemment, ça va me permettre de répliquer à leur réplique », a fait savoir Me Marc Bérubé.
Les répliques se feront dans les prochaines semaines par écrit. La juge prendra la cause en délibéré, dès le 20 mars. Les deux partis sont convoqués en virtuel le 26 mars, pour la fixation d’une date pour sa décision.
Lors de l’enquête préliminaire, plusieurs experts ont été entendus. Lucas et Raphaël Bérubé, sur place lors des événements qui se déroulés du 14 au 16 octobre 2024, ont également été appelés à témoigner. Une trentaine de preuves ont aussi été déposées.
Me Bérubé dit avoir présenté au tribunal et aux avocats de la défense des preuves accablantes pour la tenue d’un procès.
« On est d’avis qu’on a largement rempli ce fardeau-là en poursuite. L’enquête préliminaire, ce n’est pas un procès. Il faut se rappeler ça », a-t-il souligné au Journal.
« J’ai plaidé en faveur que les trois soient cités sur un meurtre au premier degré, meurtre au premier degré qui s’assoit sur un principe juridique qui est un meurtre par assimilation », a-t-il ajouté, parlant de séquestration dans cette affaire.
Du côté de l’avocat d’Anthony Roy, Me Samuel Cozak a soulevé que son client devrait plutôt être accusé d’homicide involontaire, et non de meurtre au premier degré.
Dans sa décision à venir, la juge Louise Gallant a le pouvoir de citer les accusés sur toute infraction qui a été démontrée dans la preuve.
« Ça peut être un meurtre, ça peut être un homicide. Elle peut avoir vu autre chose, citer sur autre infraction, par exemple », a mentionné Me Marc Bérubé.