Relancer la brigade de recherche et sauvetage Manicouagan

Par Karianne Nepton-Philippe 4:00 PM - 19 février 2026
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Joachim Lecoutre, Isabelle Girard et Martin Gauthier de la cellule Recherche et sauvetage Manicouagan. Photo Karianne Nepton-Philippe

La cellule de recherche et sauvetage Manicouagan est en voie de se remettre en marche. La mobilisation du milieu fait en sorte que cette brigade pourrait reprendre son mandat de venir en aide à la Sûreté du Québec d’ici l’automne. 

C’est le Baie-Comois Martin Gauthier, ancien technicien en recherche terrestre pour la Côte-Nord à la Sûreté du Québec, maintenant retraité, qui a repris en main cette cellule. 

Le manque de temps et d’implication fait partie des raisons qui ont mené à une pause des formations et activités de recherche. L’an dernier, le service a failli s’arrêter complètement. 

« Puisque je prenais ma retraite au printemps 2025, j’ai tâté le terrain avec les membres qui restaient dans l’équipe et je leur ai proposé un plan », indique M. Gauthier. « C’était aussi pour savoir s’il y avait de l’intérêt au niveau de la communauté à embarquer dans cette équipe-là », ajoute-t-il. 

Après avoir redonné vie à la page Facebook, le mot s’est passé et le responsable y voit un regain en popularité. « Avant de commencer les formations et le recrutement, on était six avec moi-même. L’objectif est de monter ça à 40 membres », fait-il savoir. 

Aujourd’hui, ce sont quatre nouveaux membres qui ont été formés et accrédités. Cinq autres le seront ce weekend, en plus de ceux qui ont manifesté leur intérêt. « Présentement, on serait 35, sans moi », lance Martin Gauthier. 

Le mandat de Recherche et sauvetage Manicouagan est de supporter la Sûreté du Québec, en cas de besoin, pour de la recherche terrestre pour des personnes qui seraient portées disparues. Cela peut se faire à la marche, à motoneige ou véhicule tout terrain. Ce n’est toutefois pas une branche de la SQ, mais bien un organisme à but non lucratif à part entière. Il est membre de l’Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage.

Plus de gens, moins de pression

Isabelle Girard et Joachim Lecoutre ont rejoint l’équipe ensemble il y a près de quatre ans. Ils travaillent à temps plein respectivement à la Sécurité corporative d’Hydro-Québec et à la SOPFEU. « Le peu de contribution que je peux apporter un jour pour sauver quelqu’un, ce sera mission accomplie », lance M. Lecoutre. 

Ce dernier explique que plus il y a de bénévoles au sein du groupe, plus il est efficace en cas de besoin. « En étant à l’emploi, je ne suis pas toujours disponible, mais je mets l’épaule à la roue. Au début, on était peu de gens, ce qui mettait beaucoup de pression sur chacun. Maintenant, on espère attirer l’attention des gens et donner une certaine structure à l’équipe. »

C’est pourquoi avec quelque 40 membres, l’organisme serait en mesure de bien assister la SQ et de mobiliser plusieurs personnes en même temps. L’escouade est donc en pause, se prépare à monter une équipe et vise l’automne pour reprendre les opérations. Il y aurait possibilité de suivre des cours durant l’été avec le service incendie, pour ce qui est de la partie sauvetage de Recherche et sauvetage Manicouagan. Toutefois, ce n’est pas encore ficelé. 

Ouvert à tous

Tout le monde peut s’impliquer. Il suffit d’avoir 18 ans et d’être en bonne forme physique pour être en mesure de marcher longtemps. « Il faut être assez en forme pour marcher en forêt, sur de longues distances, avec des équipements », mentionne Isabelle Girard.

Les personnes intéressées à s’impliquer devront suivre une formation d’une quinzaine d’heures, qui se déroule sur deux fins de semaine. « On y voit les notions de base de la recherche en forêt, on apprend la cartographie et le GPS », ajoute Mme Girard.

Les gens qui veulent en savoir plus peuvent se rendre sur la page Facebook Recherche et sauvetage Manicouagan. 

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