Dossier - Le chemin de croix des Nord-Côtiers

Le projet de loi 89 est une solution, dit le député Montigny 

Par Karianne Nepton-Philippe 6:55 AM - 22 février 2026
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Yves Montigny. Photo courtoisie

Le député de René-Lévesque, Yves Montigny, croit que le projet de loi 89 est une bonne solution en ce qui a trait aux négociations pour éviter un arrêt de service de Matane-Baie-Comeau-Godbout. Pour lui, il bénéficierait autant au ” bien-être ” de la population que des travailleurs. 

De ce fait, plutôt que de parler de service essentiel, il parle de service minimum. « Il faut bien s’entendre sur ce qu’est la définition de service essentiel », laisse d’abord entendre le député Montigny. 

Selon lui, personne ne peut se passer de ce service, qui se doit d’être stable. « Ensuite, il y a des termes juridiques », lance-t-il.

Yves Montigny soutient que le Parti québécois, dans sa demande de définir la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout comme essentielle, lors des journées de grève, venait brimer ce droit. 

« Ils utilisaient le terme juridique des services essentiels pour le faire reconnaitre ainsi, ce qui aurait aboli le droit de grève des syndiqués », soutient-il. « J’ai toujours dit qu’il fallait le régler par la négociation, ce qui a été fait. […] On doit avoir une notion de service essentiel qui tient compte de [tous] », ajoute M. Montigny. 

C’est pourquoi son gouvernement a travaillé sur le projet de loi 89, dit-il. Celui-ci pourrait assurer un service minimum à la population, qui est primordial, tout en respectant le droit de grève. 

D’où sa nuance entre service minimum et essentiel. « Nous avons adopté le projet de loi 89 qui vient donner le droit au ministre du Travail d’intervenir pour qu’il y ait au tribunal des mesures prises mises en place pour s’assurer d’un maintien minimum de service », explique-t-il. 

« On maintient le droit de grève, mais on assure un maintien minimum pour assurer le bien-être de la population. […] L’adoption de la loi 89 donne certains pouvoirs, mais ce sont des mécanismes qui restent exceptionnels », ajoute-t-il. 

Un service devenu fiable 

Yves Montigny occupait le poste de maire de Baie-Comeau lors des débuts du navire F.-A.-Gauthier pour assurer le lien entre les deux rives. 

« Au début de mise en service du F.-A.-Gauthier, dit-il, on a vécu des défaillances mécaniques importantes. On constate maintenant que le problème a été trouvé par les équipes qui ont travaillé au niveau mécanique sur le propulseur du F.-A.-Gauthier. »

« On se retrouve avec un traversier qui n’est pas comparable à ce qu’on a connu au moment des problèmes techniques », poursuit-il. 

Pour le député, il y a une autre solution, dans ce cas-ci en termes de sécurité et fiabilité. Ça passe par un entretien régulier du navire, ce qui signifie des arrêts techniques avec un navire de relève. « Ensuite, c’est sûr que pour la sécurité, lorsqu’il y a des tempêtes, par exemple, on ne traverse pas. C’est comme en avion, on ne décollera pas par sécurité », conclut-il. 

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