Une future sage-femme veut pratiquer en Côte-Nord

Par Nadia Dorval 5:00 AM - 3 mars 2026
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Tania Bond, coordonnatrice à l'organisme À la source et Annabelle Cloutier, étudiante Sage-femme. Photo Nadia Dorval

Annabelle Cloutier aimerait venir pratiquer sur la Côte-Nord après l’obtention de son diplôme de sage-femme en 2027. Cependant, la région est actuellement l’une des deux seules au Québec, selon Tania Bond coordonnatrice à l’organisme À la source, qui n’offre toujours pas le service d’accompagnement de grossesse et d’accouchement avec une sage-femme.

Le comité citoyen Entre mer et naissance, accompagné par l’organisme À la source, poursuit ses démarches depuis plus de deux ans afin que la Côte-Nord puisse avoir accès à un service de sage-femme. Jeudi dernier, l’organisme À la source offrait aux gens de Sept-Îles de venir rencontrer une étudiante sage-femme.

Annabelle Cloutier fait actuellement son stage en milieu communautaire à l’organisme À la Source. Le but était de faire connaître le métier et de pouvoir discuter avec une future sage-femme qui aimerait pratiquer ici.

L’étudiante a grandi en banlieue de Montréal, mais son père est originaire de Sept-Îles.

« Je connais la région (…) mais je connais vraiment plus Sept-Îles. On vient en vacances deux fois par année, depuis que je suis toute petite, à Noël et l’été », dit Mme Cloutier.

Elle est présentement en troisième année de sa formation de sage-femme. À la fin de ses études, elle aimerait pratiquer dans la région et elle a entamé des démarches.

Elle a écrit au CISSS de la Côte-Nord pour signifier son grand intérêt et en même temps pour savoir où en étaient rendues les étapes de développement du service de sage-femme dans la région.

« Tu n’as pas de réponse claire, nette et précise sur le développement [du service], dans le fond. Il n’y a pas de délai, je n’ai pas d’explication », raconte Annabelle Cloutier au sujet de la réponse du CISSS.

Du côté du CISSS, on nous a confirmé que « des démarches sont en cours afin d’accueillir une stagiaire au CISSS de la Côte-Nord. Des rencontres ont lieu entre le CISSS et des partenaires dans le but de développer cette offre de service dans la région ».

Une passion

Pour Annabelle Cloutier, le fait de ne pas avoir ce service dans la région enlève aux femmes la possibilité de choisir.

« C’est supposé être un droit pour les femmes de choisir où elles accouchent. Puis, si tu n’as pas de sages-femmes, bien tu n’as pas ce choix-là. C’est soit tu vas à l’hôpital ou tu fais un accouchement à la maison, donc non assisté », dit Mme Cloutier.

Selon Tania Bond, pour que le projet puisse aller de l’avant, ça prend des gens au CISSS qui croient et veulent faire avancer le projet. 

« Je crois qu’on a une meilleure collaboration [avec le CISSS] maintenant, mais c’est quand même très long. Alors que dans d’autres régions (…) ils ont ouvert un département sage-femme. Il y a une chef de département qui a été engagée ou une chargée de projet, selon la situation. Et cette personne-là a vraiment travaillé activement au déploiement du service », explique Tania Bond, coordonnatrice à l’organisme À la source et responsable du comité citoyen Entre mer et naissance.

Une rencontre est prévue entre les membres du comité citoyen Entre mer et naissance et la direction du Service jeunesse du CISSS le 12 mars prochain afin de discuter de l’avancement du projet de mettre en place un service de Sage-femme.

Transmettre sa passion du métier de Sage-femme

Ce qu’Annabelle Cloutier aime le plus de sa future profession c’est de pouvoir accompagner les femmes dans cette étape très importante de leur vie.

« C’est d’être là avec les femmes dans une période de leur vie de transition, de vulnérabilité », dit Mme Cloutier.

Selon elle, il ne faut pas voir la grossesse comme une maladie, il faut plutôt se dire que tout va bien jusqu’à preuve du contraire.

« Je trouve ça important. De respecter ça, de croire que la grossesse et l’accouchement, c’est physiologique. On fait ça depuis le début du monde, accoucher. Redonner ce pouvoir-là aux personnes enceintes et qui accouchent, c’est ce qu’il faut », dit Mme Cloutier.

Elle précise aussi que durant les quatre années que dure la formation, les sages-femmes apprennent à réagir à tout ce qui peut arriver durant un accouchement et que si une grossesse comporte des risques demandant un accompagnement médical, les sages-femmes vont diriger les patientes au bon endroit.

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