De l’alcool de Longue-Rive en vedette à la Coupe des nations
Les copropriétaires du Bleuet des champs, Sylvain Dugas et Kathy Tremblay. Photo courtoisie
Deux alcools de l’entreprise Le Bleuet des champs de Longue-Rive se sont distingués lors des finales de la Coupe des nations, une compétition de dégustation de produits alcoolisés qui récompense ce qu’il y a de mieux au Québec.
Les copropriétaires de l’entreprise, Kathy Tremblay et Sylvain Dugas, ont eu toute qu’une belle surprise l’été dernier lors du gala de la Coupe des nations à Québec.
Le gin L’Héritage a remporté la médaille d’argent et le digestif La Marée-tôt du bleuet a remporté la médaille Grand Or.
Ce dernier a même reçu le plus haut pointage dans la catégorie liqueur de la compétition.
« On était une soixantaine d’entreprises à participer, et il y avait 50 juges pour la compétition. Ils jugent tout : la présentation, l’étiquetage, et le goût. C’est quelque chose », raconte Sylvain Dugas avec entrain.
En guise de cerise sur le sundae, la liqueur hommage à l’amaretto fera son chemin jusqu’au Concours international de Lyon en France, qui récompense les meilleurs vins, bières et spiritueux au monde.
Un hasard productif
La concoction d’alcool est arrivée tard dans l’histoire du Bleuet des champs, qui existe depuis 2002.
« C’est arrivé vraiment par hasard », rapporte M. Dugas.
« C’était tout le bleuet qu’on jetait avant. À chaque saison, on en jetait entre 10 000 et 15 000 livres, et on a fait affaire avec un consultant qui nous a montré comment créer de l’alcool », ajoute-t-il.
« En plus de ne pas prendre d’alcool, je ne connaissais pas grand-chose là-dedans », complète-t-il avec humour.
Le couple décide de lancer sa distillerie en 2021, et produit peu de temps après son gin L’Héritage.
En 2024, l’entreprise arrive avec sa liqueur inspirée de l’amaretto à base de bleuet, et se fait remarquer à la Coupe des nations.

« C’est une juge qui a goûté à nos produits et qui nous a dit qu’il fallait qu’on s’inscrive », se remémore Sylvain Dugas.
Le couple entend d’ailleurs répéter l’exercice. « Cette année, on va représenter nos mêmes produits. Veut veut pas, quand on participe, ça donne une fenêtre sur ce qu’on fait et ça nous fait connaître », commente Kathy Tremblay.
Le bleuet en vedette
Kathy Tremblay explique que ce qui fait la force des deux alcools du Bleuet des champs, c’est la qualité de l’eau-de-vie dont elles sont issues.
Cette eau-de-vie est le résultat de la fermentation des bleuets, qui est ensuite réutilisée pour concocter le gin et l’amaretto.
« On fait tout notre procédé de A à Z nous-même. Il n’y a pas d’alcool de l’extérieur, et c’est l’authenticité de notre alcool pur qui fait la différence », estime Mme Tremblay.
« On récupère à 100 % de nos bleuets, et il n’y a plus rien qui est jeté. Ça fait une belle suite à nos autres produits », souligne de son côté Sylvain Dugas.
Même s’il ne boit pas d’alcool, Sylvain Dugas ne laisse pas planer de doute sur le goût des deux produits du Bleuet des champs.
« Les gens ne s’attendent pas à ça. On voit leur regard quand ils goûtent et ça, ça ne ment pas », affirme-t-il fièrement.