Dans la dernière chronique, je t’invitais à ralentir et à écouter ce qui se révèle quand le bruit s’apaise. Aujourd’hui, j’ai envie de poursuivre ce fil avec toi. Parce qu’une fois que le calme s’installe, une autre question émerge doucement : qu’est-ce que je fais de ce que je traverse?
La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Elle est faite de marées, de tempêtes et d’accalmies. Et parfois, elle nous secoue plus fort qu’on ne l’aurait voulu. Dans ces moments-là, on cherche souvent à comprendre pourquoi. Mais si la vraie question était plutôt : qu’est-ce que ça vient transformer en moi?
Regarde un arbre. À l’automne, il laisse tomber ses feuilles. Elles semblent mortes, inutiles… pourtant, elles deviennent le terreau qui nourrira ses racines au printemps. Et si c’était pareil pour toi?
Les périodes plus difficiles ne sont pas des erreurs de parcours. Elles font partie du cycle. Elles viennent brasser, questionner, dépouiller. Mais elles préparent aussi quelque chose : une croissance plus profonde, une version de toi plus enraciné·e, plus vraie.
Donner du sens à ce que tu traverses, ce n’est pas tout comprendre immédiatement. C’est accepter que, même dans l’inconfort, il y a un mouvement, une direction, une transformation en cours.
Et au cœur de tout ça, il y a une boussole discrète, mais puissante : la gratitude.
Attention, je ne parle pas d’une gratitude forcée, qui nie ce qui est difficile. Mais d’une gratitude ancrée, honnête. Celle qui te permet de voir ce qui est déjà là : un sourire, une belle invitation, une conversation qui réchauffe ton cœur.
La gratitude ne change pas les circonstances. Elle change ton regard. Elle t’aide à ne pas te perdre uniquement dans ce qui manque ou ce qui fait mal. Elle te ramène à l’essentiel, à ce qui te soutient encore, même au cœur des tempêtes. Petit à petit, elle devient une façon de naviguer, une manière de rester relié·e à la vie, même quand elle est exigeante.
Mais pour ressentir tout ça… il faut être présent·e.
Habiter pleinement ses journées, ce n’est pas en faire plus. C’est être présent·e à ce que tu fais déjà. Combien de fois es-tu ailleurs, même lorsque tu prends une marche, par exemple? À penser à demain, à rejouer hier, à courir après ce qui n’est pas encore arrivé?
Être présent·e, c’est revenir dans ton corps, dans ta respiration, dans ce moment précis. C’est goûter ton café plutôt que de l’avaler distraitement. C’est écouter vraiment quelqu’un, sans préparer ta réponse. C’est marcher en sentant le vent, plutôt qu’en pensant à ta liste de choses à faire.
La présence, c’est ce qui redonne de la densité à la vie. Ce qui la rend plus vivante, justement. Et parfois, ce sont les épreuves qui nous ramènent à ça, qui nous obligent à ralentir, à ressentir, à réévaluer.
Je te partage aujourd’hui un petit bout de mon histoire. En septembre 2021, on m’a diagnostiqué un cancer du sein. J’étais complètement terrifiée, habitée par une seule question : pourquoi? Puis, une phrase est venue changer mon regard : nous avons deux vies, et la deuxième commence quand on réalise qu’on n’en a qu’une. À partir de là, ce qui me semblait insurmontable est devenu un chemin de transformation. Aujourd’hui, je regarde ce parcours avec gratitude. Il m’a appris à donner du sens à ce que je traverse, à vivre plus pleinement et à être réellement présente dans ma propre vie.
Peut-être que toi aussi, tu traverses quelque chose en ce moment. Peut-être que tu es dans une saison où les feuilles tombent. Si c’est le cas, rappelle-toi ceci : ce n’est pas la fin de ton histoire. C’est un passage.
Un passage vers plus de vérité. Plus de présence. Plus de vie.
Alors cette semaine, je t’invite à trois gestes simples :
• Accueille ce que tu vis, sans chercher à le fuir.
• Exprime de la gratitude pour une chose, même toute petite.
• Reviens, doucement, à ici et maintenant.
Parce que c’est ici que ta transformation commence.
Natalia
Si tu as une condition de santé particulière, il est préférable de consulter ton professionnel de la santé avant d’envisager des changements significatifs.
N.B. Natalia Marcilese est mentor en transformation des habitudes alimentaires et de vie, coach en santé intégrative et fondatrice de l’Équilibratrice Humaine. Résidente de Baie-Comeau, elle a déjà combattu le cancer, ce qui a transformé sa vie. Elle souhaite partager ses connaissances pour outiller ceux et celles qui veulent améliorer leur bien-être global et celui de leur famille.