CHRONIQUE LHJMQ | Je n’ai pas aimé la fin de saison
Mikaël Lalancette signe une chronique à toutes les deux semaines sur la LHJMQ. Photo archives
Si on enlève la lutte passionnante pour le premier rang du classement général entre les Saguenéens de Chicoutimi et les Wildcats de Moncton, je sors amèrement déçu de la fin de saison 2025-26.
Je pensais vraiment que ce serait serré et qu’on assisterait à une guerre endiablée un peu partout dans le classement, mais ce ne fut pas le cas. Vraiment pas, même.
Les équipes de tête ont dominé… mais sans partage sur le reste des clubs du circuit Cecchini. La fin de saison des Saguenéens est tellement dominante qu’elle a, à mon avis, jeté un ombre sur l’état des forces dans la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ).
Des dégelées comme les Sags ont servi à Drummondville (13 à 1), à Rimouski (10 à 3), à Gatineau (7 à 0), à Charlottetown (14 à 2) et à Victoriaville (10 à 0) discréditent le niveau de compétition.
La LHJMQ devrait avoir en horreur le scénario où ses équipes en reconstruction, celles le plus en difficulté, ne parviennent pas à suivre le rythme contre les puissances.
La cassure est tellement marquée cette année qu’il n’y a eu aucun suspense dans le bas du classement. Privé de son gardien partant et de ses éléments clés de la première moitié de saison, le Drakkar n’a jamais été capable de surmonter le fossé qui s’était creusé en début de campagne.
Baie-Comeau rate les séries pour la sixième fois de son histoire, un scénario que nous n’aurions jamais cru possible il y a deux ans, lorsque le Drakkar figurait parmi l’élite de la LHJMQ.
Ce qui s’est produit à Rimouski fut encore pire. Battu à plate couture à ses 21 derniers matchs, l’Océanic a concédé assez facilement la dernière place donnant accès aux séries aux Olympiques de Gatineau, qui n’ont pourtant pas été un très bon élève depuis Noël.
Bref, si on enlève la course pour le premier rang et l’avantage de la patinoire jusqu’en finale du trophée Gilles-Courteau, cette deuxième moitié de saison est à oublier.
Les 34 matchs de cinq buts d’écart et plus depuis la date limite des transactions du 6 janvier dernier suffisent à en témoigner.
On ne peut donc pas dire que cette mise en bouche pour les prochaines séries éliminatoires a donné le goût aux amateurs d’assister aux séries de premier tour, souvent les plus inégales de la grande danse éliminatoire.
Étoile de la semaine à… Maxim Massé des Saguenéens. Si l’attaquant des Sags maintient sa cadence actuelle, les Sags seront très difficiles à battre en séries. On pensait — à juste titre — que les acquisitions des Fêtes propulseraient Chicoutimi, mais on a sous-estimé la valeur de Massé.
Deux minutes de pénalité à… Saint-Jean. Le temps passe, mais les Sea Dogs ne lèvent pas au classement. Les multiples changements des dernières semaines ne suffisent pas à renverser cette tendance inquiétante.