Un balado pour faire découvrir le travail avec les mammifères marins
Le balado Sous la surface du GREMM comportera cinq épisodes d'une durée d'environ 45 minutes, disponibles sur les plateformes YouTube et Spotify. Photo Jacques Gélineau
Le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) arrive avec un nouveau balado qui s’intitule Sous la surface. Celui-ci vise à inspirer la relève à entreprendre des carrières scientifiques avec les mammifères marins.
Le projet de création d’un balado était déjà dans l’air depuis quelque temps au GREMM. Une subvention du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie a catapulté le processus.
« C’était quand même quelque chose que mes anciens collègues voulaient faire, et la subvention a permis de le réaliser avec un certain axe. Ça nous a mis un cadre », raconte Thalia Cohen Bacry, rédactrice scientifique et chargée de projet NovaScience du GREMM qui a travaillé sur le projet.
Sous la surface comportera cinq épisodes qui serviront de vitrine à la diversité d’emploi qu’on peut trouver dans le monde des mammifères marins, spécifiquement ceux du fleuve Saint-Laurent.
Les épisodes seront disponibles sur les plateformes YouTube et Spotify, avec une première sortie planifiée vers la fin du mois de mars.
« Pour le moment, ce seront ces deux plateformes qui vont être priorisées. Il y aura des publications mensuelles pour les autres épisodes, qui vont durer environ 45 minutes », dévoile la rédactrice scientifique.
Une variété de profils
La nature du travail avec les mammifères marins s’est diversifiée avec l’arrivée des moyens technologiques comme les drones, l’informatique et l’Internet, et c’est ce que Sous la surface a voulu refléter.
Les auditeurs pourront y entendre des travailleurs d’horizons différents, mais connexes parler des différents aspects de leur métier, comme un biologiste et une technicienne en sauvetage et intervention pour ne nommer que ceux-ci.
« On parle principalement de leur parcours académique, comment ils en sont venus à vouloir travailler dans le domaine, et par quels moyens ils y sont arrivés. On s’intéresse surtout à savoir quelle est la réalité de leur travail », note Mme Cohen Bacry.
Cette dernière ne s’en cache pas, le travail avec les mammifères marins demeure quelque chose de peu connu.
« C’est un milieu qui est un peu mystérieux et complexe. Je pense qu’on veut vraiment essayer de le démystifier et d’inspirer la nouvelle génération à comprendre tous les parcours qu’on peut faire en lien avec les mammifères marins », souligne-t-elle.
Et le clou de l’affaire : « ce n’est pas si compliqué que ça à rejoindre », mentionne la rédactrice scientifique.
Une panoplie de carrières possibles
Il n’y a pas de pénurie de personnel à proprement parler au GREMM ou dans d’autres organismes dédiés aux mammifères marins, mais on pense activement à la relève.
« C’est un domaine dans lequel on voudrait qu’il y ait une vraie relève de gens motivés, inspirés, et qui comprennent comment y arriver », fait savoir Thalia Cohen Bacry.
Cette dernière croit que des exemples de travailleurs et de spécialistes en tout genre aideront à faciliter l’entrée de nouveaux talents dans le travail avec les mammifères marins.
« Je ne me rendais pas compte de la panoplie d’emplois qui existent dans ce milieu. Ça peut faire peur aux gens que ça intéresse, mais on peut compléter des techniques ou des baccalauréats. Il y a plein de manières d’arriver à travailler dans ce milieu », commente-t-elle.
