Le Drakkar prolonge le cauchemar de l’Océanic
Auteur d’un doublé, le vétéran Kyle Powers a sonné la charge dans la victoire de 4-2 du Drakkar sur l’Océanic. Photo Kassandra Blais
Le Drakkar a prolongé le cauchemar de l’Océanic de Rimouski, vendredi soir, quand il a signé un gain de 4-2 devant une belle foule de 2671 amateurs réunis dans les gradins du Centre sportif Alcoa.
Victorieux dans un deuxième match consécutif, un phénomène rare cette saison, les membres de l’équipage ont salué leur retour à la maison avec cette 15e conquête de la campagne.
Ce moment positif pour les vikings du navire a toutefois assombri davantage celui des Rimouskois, qui ont encaissé, du même coup, une 25e défaite d’affilée. L’Océanic n’a pas gagné de partie depuis le 9 janvier dernier.
Écartées des séries éliminatoires, les deux pires équipes de la LHJMQ n’ont pas offert un grand spectacle dans la première portion du match, qui a présenté du jeu mou et décousu des deux côtés.
Unités spéciales
Les unités spéciales ont été un fait saillant de la rencontre. Les visiteurs ont profité d’un jeu de puissance pour ouvrir la marque (Mathis Dubé) en fin de première période.
Indisciplinés au cours de l’engagement initial, les locaux ont vu leurs rivaux pénalisés à leur tour en deuxième et ils ont répliqué de la même façon grâce au doublé du vétéran Kyle Powers inscrit lors d’un double avantage numérique.
Le Drakkar a ensuite commis un raté sur son attaque à cinq, qui a permis à l’ennemi (Alex Massé) de relancer le débat à deux partout alors que la formation évoluait à court d’un homme.
La recrue Mathys St-Gelais a finalement joué le héros, en troisième période, quand il a enfilé la but gagnant (en avantage numérique) grâce à un tir précis réussi à la cinquième minute de jeu.
Sur les talons
« Les joueurs ont commencé le match sur les talons à trop vouloir les attendre au centre de la patinoire. Il n’y avait pas d’enjeu pour ce match. C’est pourquoi nous leur avons dit de foncer davantage après la première période », a commenté le pilote Jean-François Grégoire.
L’entraîneur-chef a plus apprécié la suite des choses. « Notre avantage numérique a fait le travail tout comme nos vétérans de 20 ans. En troisième, notre gardien (Mathias Hernandez) a réalisé les gros arrêtes aux bons moments. »
Avec ce triomphe, le Drakkar (36 points) se rapproche à un seul point de l’Océanic et du 17e rang au cumulatif. Il pourrait même quitter la cave du classement avec une victoire samedi. « Moi, je ne peux pas parler à la place des joueurs. C’est à eux de le faire », a résumé le dirigeant.
Une chute en fin de partie
Le match était sur le point de se terminer quand le gardien de l’Océanic a fait une vilaine chute en se déplaçant pour arrêter un lancer.
Rapidement, les intervenants de secours sont arrivés sur la glace et ses coéquipiers se sont réunis autour de lui. Les joueurs du Drakkar se sont agenouillés en attendant que le gardien se relève.
Lorsqu’il s’est levé, sans avoir besoin de la civière qui avait été mise à côté de lui, les partisans se sont tous levés, ont crié et applaudi, tandis que les Vikings sont allés le saluer.
En vitesse
Adam Cavallin, dans une cage déserte, a complété le pointage pour les vainqueurs, qui tenteront de compléter le balayage de ce programme double, samedi, sur le coup de 16 h.
En plus d’enregistrer l’une des meilleures assistances de la saison, le tirage moitié-moitié du Drakkar a également atteint les plus hauts niveaux avec une récolte globale de 54 860 $ durant la soirée.