Bilan de la saison du Drakkar : Grégoire veut « prendre du recul »
Julie Dubé, président du conseil d'administration, Joëlle Bernier, directrice des opérations et développement des affaires, et Jean-François Grégoire, entraineuf-chef et directeur général du Drakkar de Baie-Comeau. Photo Karianne Nepton-Philippe
La saison du Drakkar ne s’est pas déroulée comme prévu et pour Jean-François Grégoire, c’est le temps ralentir le jeu et « prendre du recul » afin d’analyser ce qui permettra à l’équipe de revenir dans le match, toujours dans l’optique de la reconstruction.
« Je dois faire un pas de recul. Est-ce que la situation est si pire que ça? Il y a des joueurs qui méritent une deuxième chance », lance le directeur général et entraineur-chef de la troupe baie-comoise le 24 mars, lors de son bilan de la saison 2025-2026.
Jean-François Grégoire revient bien sûr sur le début de saison en dents de scie, qui a commencé avec sept matchs sur la route, en raison des rénovations des bandes et baies vitrées au Centre sportif Alcoa.
Un départ que l’équipe n’a jamais réussi à rattraper au tableau indicateur, ce qui les place en dernière position au classement général et leur fait manquer le bateau des séries éliminatoires.
« Sur la route, c’est zéro victoire en sept matchs. Après, on avait quand même sept matchs à domicile. Si on avait été capable de se rapprocher du .500, au moins pour se remettre en marche, j’aurais été plus patient », déclare-t-il.
Après les 12 premiers matchs, la troupe baie-comoise signait 12 revers consécutifs. Une autre série difficile de 10 matchs sans victoire a fait mal aux Vikings dès février, incapables de casser la spirale négative.

« C’est vraiment lors du retour à la maison que j’ai vu qu’on allait trop en manquer et qu’on devrait recommencer », remarque Jean-François Grégoire qui, depuis son arrivée au poste de directeur général en 2022, occupait pour la première fois la chaise de vendeur lors de la période de transactions.
« J’ai un recul à prendre quand je pense à qui on ramène au camp d’entrainement, par exemple. C’est facile, quand tu n’es pas content, de dire à un joueur qu’il ne reviendra pas, mais tu ne veux pas repartir à zéro. Dans le prochain mois, il y aura beaucoup de recrutement à faire, aller voir sur place l’inventaire disponible pour nous », explique Grégoire.
Le dirigeant parle d’une saison où « l’incertitude allait planer au-dessus de l’organisation », principalement en raison du départ des joueurs d’importance, comme les gros morceaux de 20 ans et le marqueur Justin Poirier.
Manque de leadership
À plusieurs reprises, le dirigeant a exprimé qu’une des lacunes au début de la saison a été le manque de leadership.
« J’ai peut-être, par naïveté, été trop optimiste ou enthousiaste à croire que l’étampe Drakkar arriverait tout de suite. Ça prend des individus qui sont prêts à s’engager », dit-il, se rapportant à la fin du camp d’entrainement.
« Malgré un camp d’entrainement qui a été compétitif et axé sur la hargne […] quand il a pris fin, la hargne a fait place à la complaisance », laisse-t-il ensuite entendre.
Le voyage sur la route au début n’a fait que soulever plus rapidement ce manque, qui a fait mal et a affecté autant la cohésion que le résultat sur la glace.
Toutefois, le dirigeant souligne l’amélioration générale au niveau du jeu des nouveaux joueurs, arrivés à mi-parcours.

Se placer pour le repêchage
Pour la période des transactions, Grégoire mentionne avoir travaillé sur trois points précis.
Il avait l’intention de regarnir la liste pour le repêchage, faire l’acquisition de jeunes joueurs talentueux qui auraient un rôle important dans le futur ainsi que faire l’acquisition de joueurs déjà établis dans la ligue.
« En 2026, le Drakkar aura huit choix dans les cinq premières rondes », lance-t-il.

Moins de partisans
De façon générale, le Drakkar a joué devant moins de partisans cette saison. Cette saison-ci, notons une moyenne de 1 485 partisans par match au Centre sportif Alcoa.
« On a débuté à l’extérieur de nos installations. C’est un début de saison qui est atypique […] et quand on est revenu ici, on a eu à gérer de la décroissance », mentionne Julie Dubé, présidente du conseil d’administration du Drakkar, précisant qu’il y a eu une baisse de 48%.
« On ne se cachera pas que ça a été plus difficile au niveau des revenus avec une baisse d’achalandage, pour la billetterie et pour nos concessions », dévoile ensuite Joëlle Bernier, directrice des opérations et développement des affaires.
Elle se réjouit tout de même du minimum de 1 000 partisans à chaque rencontre, sauf une, en plus de remarquer une hausse des familles. Elle souligne aussi que certaines thématiques sont toujours populaires, comme le week-end des mascottes Cosplay et Super-héros.
Seulement quatre rencontres ont attiré plus de 2 000 partisans. Le dernier week-end, les 20 et 21 mars, on y voyait les deux plus grosses affluences de la saison, avec respectivement 2 671 et 2 721 spectateurs.
Ensuite, il y a le match d’ouverture (2 384) et du match des Super-héros (2 027).
Au total, huit parties à domicile comptaient plus de 1 500 spectateurs. Une seule rencontre se situe sous la barre des 1 000 partisans, soit le 10 décembre avec 947 partisans.
« On a déjà hâte au mois d’août pour ouvrir et écrire le prochain chapitre qui débutera avec les festivités autour du 30e anniversaire de la franchise », s’exclame Joëlle Bernier.


À lire aussi :
Drakkar : Shawn Pearson a trouvé une « deuxième maison » à Baie-Comeau