CHRONIQUE LHJMQ | Des séries imprévisibles
Mikaël Lalancette signe une chronique à toutes les deux semaines sur la LHJMQ. Photo archives
Pour la deuxième année de suite, les Wildcats de Moncton entament les séries en tête du classement général de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ).
Les hommes de Gardiner MacDougall ont beau avoir perdu plusieurs joueurs clés de l’an dernier, les Markus Vidicek, Juraj Pekarcik, Vincent Collard, Julius Sumpf, Dyllan Gill, Étienne Morin et Mathis Rousseau, notamment, ils sont encore à prendre au sérieux cette année.
Quand on regarde la profondeur des Saguenéens, on se demande vraiment comment Chicoutimi pourrait perdre quatre fois dans une série, mais s’il y a une formation capable d’égratigner l’épaisse couche de vernis qui recouvre les Bleuets du Saguenay depuis quelques mois, c’est bien celle des Wildcats.
Vous avez été nombreux, dans les dernières semaines, à me parler de votre préoccupation de voir les Chats sauvages faire le plein de joueurs autonomes américains.
Faut-il établir une limite annuelle? Fixer un quotas de joueur québécois? C’est peut-être prématuré à ce moment-ci, mais avec leur récolte de la dernière année, les Wildcats viennent de prouver qu’ils pourraient fort bien représenter une force permanente dans les prochaines années.
Les craintes des amateurs pourraient être exacerbées advenant un très long parcours éliminatoire des Wildcats dans les prochaines semaines.
Ce n’est pas pour rien qu’une seule équipe n’a remporté deux championnats éliminatoires consécutifs depuis 20 ans, c’est tout simplement que la parité des dernières années a compliqué la vie des gros joueurs du circuit Cecchini.
Drummondville (2024), Shawinigan (2022), Victoriaville (2021), Rouyn-Noranda (2019 et 2016), Acadie-Bathurst (2018), on ne peut pas dire que les petits marchés n’ont pas eu voix au chapitre depuis 10 ans.
J’imagine la gronde si les Wildcats devaient remporter les grands honneurs encore cette année. L’équipe est menée par 10 Américains, dont plusieurs ont abouti à Moncton sans être passés par le biais du repêchage.
Le nouveau format des séries — le retour au classement général dès le deuxième tour — ajoute une certaine dose d’imprévisibilité au portrait éliminatoire de ce printemps 2026.
C’est intéressant.
On a longtemps cru que les Huskies affronteraient leurs éternels rivaux de l’Abitibi, mais la poussée des dernières semaines a permis à Rouyn-Noranda de terminer au premier rang et d’affronter les Olympiques de Gatineau au premier tour.
Ce sont les gagnants du format actuel.
À l’inverse, les Voltigeurs sont les grands perdants de la dernière semaine d’activité. Drummondville a non seulement perdu sa première place dans l’ouest, tout en étant dépassé par l’Armada au deuxième rang.
Ce sera donc Val-d’Or plutôt que Gatineau au premier tour.
D’où viendra la surprise cette année? Si j’étais les Cataractes de Shawinigan et les Islanders de Charlottetown, je me méfierais beaucoup du Phoenix de Sherbrooke et des Remparts de Québec en première ronde.
Mais les Huskies seront bien positionnés pour la suite.