La 2e édition du Défi 24 h de survie, qui a mené les équipes participantes dans les Monts Groulx, a permis d’amasser plus de 42 142 $ pour venir en aide aux personnes vulnérables.
Cette activité est organisée par Homme aide Manicouagan, en collaboration avec Attitude Nordique et Centraide Haute-Côte-Nord Manicouagan.
« L’année passée, on ne savait pas à quoi s’attendre. On avait 12 équipes, on se disait que ça serait bon 1 000 $ chaque. Finalement, ça a monté à 35 000 $. Cette année, belle surprise, on a dépassé 42 000 $ et ça rentre encore », fait savoir Patrick Desbiens, codirecteur d’Homme aide Manicouagan.
Ce sont neuf équipes qui ont participé au défi cette année et une seule a dû quitter avant la fin.
« On a eu une personne qui avait de la difficulté à se réchauffer. Vers minuit, il y a eu un puissant blizzard. La personne n’arrivait pas à se réchauffer et elle s’est écoutée, ce qui est parfait », mentionne M. Desbiens.

Des défis et des points
En plus du défi de passer une journée entière en nature sans équipements, de 8 h le samedi à 8 h le dimanche, les équipes devaient compléter des défis de survie.
Ces défis donnaient des points, tout comme l’argent amassé, pour déterminer une équipe gagnante à la fin.
« Il y avait des défis de survie. Par exemple, ça pouvait être d’allumer un feu à partir de ce que tu trouves dans la nature », mentionne M. Desbiens.
« Cette année, on a vu l’importance des deux. C’est autant les défis qu’ils ont réalisés que l’argent qu’ils ont ramassé qui ont fait qu’on s’est retrouvé avec deux équipes à égalité », ajoute-t-il.
Les équipes gagnantes sont De père en flic, formée de Daniel Pelletier et de son fils Félix, et la Monster Factory, formée d’Éric Clément et Benoît Otis.
« Il y a une partie de ce défi-là qui est physique, mais il y a aussi une partie qui est psychologique », remarque ensuite Patrick Desbiens.
« Toute la journée du défi, le samedi, c’était le gros soleil, le ciel bleu. Il faisait environ -2 degrés, c’était une très belle journée. C’est vraiment vers minuit qu’un gros blizzard qui s’est levé. Le pire, c’est entre minuit et demi et 4 h du matin », se rappelle-t-il.
Les organisateurs effectuaient des tournées pour s’assurer que tout allait bien et donnait des conseils aux participants.
Créer des liens
« Non seulement nous avons tous survécu au défi, mais nous avons aussi dépassé les objectifs fixés. Merci à celui qui m’a mise au défi, mon improbable coéquipier, Kevin “‘Big” Grenier : au-delà des discours et des images, on s’entend qu’il y a le cœur et les gestes », écrit la députée fédérale de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill.
Rappelons que cette dernière a accepté la demande du Baie-Comois Kevin Grenier de l’accompagner dans cette aventure.
Ensemble, ils ont créé l’Alliance improbable, pour démontrer que malgré les différences, ils sont unis par les enjeux sociaux.
« Ce qui est beau dans tout ça, c’est de voir les liens qui se créent entre les équipes qui sont parfois des gens qui se connaissent moins », lance Patrick Desbiens.
« Ce qu’on souhaite à travers ce défi, c’est de faire connaître l’intervention psychosociale par la nature et l’aventure », ajoute-t-il.
Il rappelle que les participants de cette activité acceptent de passer 24 heures en mode survie « pour aider des gens qui sont en survie pendant beaucoup plus que 24 heures ».
