Mini-écoles : un événement attendu à Nutashkuan
Le comité organisateur des mini-écoles de l’Université Laval Photo Courtoisie
Du 27 au 30 avril prochain, des étudiants de l’Université Laval se rendront à l’école Uauitshitun, à Nutashkuan, dans le cadre du programme des mini-écoles. Cet événement offrira une occasion privilégiée aux élèves et aux universitaires d’échanger sur divers enjeux liés à la santé et aux saines habitudes de vie, tout en favorisant une immersion dans la culture innue.
« C’est vraiment comme un lieu d’échange entre les bénévoles et les jeunes », affirme Jade Malec, coprésidente des mini-écoles des sciences et de la santé de l’Université Laval, en entrevue téléphonique. Elle souligne qu’il s’agit d’une expérience enrichissante, autant pour les étudiants que pour les jeunes participants.
Une programmation bien remplie
« Notre première journée, on la passe à l’école. On fait des ateliers dans les classes sur les saines habitudes de vie, l’alimentation et les premiers soins en avant-midi, et en après-midi, on fait des kiosques au gymnase où on présente des métiers en lien avec la santé », explique-t-elle.
Lors de la deuxième journée, les bénévoles partent à la découverte de la communauté. Une soirée communautaire est également organisée, afin de permettre aux étudiants de mieux comprendre la culture innue et d’aller à la rencontre des membres de la communauté.
Des étudiants de tout horizon
Le projet a piqué la curiosité de plusieurs étudiants de différents programmes.
« Cette année, on a des étudiants en médecine, en psychologie, en sexologie, en travail social, en sciences infirmières et en psychoéducation », précise Mme Malec.
Elle souligne que l’intérêt pour ce programme est très élevé auprès de la population étudiante, malgré le nombre limité de places. « Il y a beaucoup plus de demandes que de places disponibles », lance-t-elle.
Une initiative inspirante
Selon Jade Malec, le programme des mini-écoles connaît un succès marqué dans les différentes communautés visitées. « Dans toutes les communautés où on va, ils sont super accueillants et enthousiastes à notre arrivée », dit-elle.
Originaire d’Ekuanitshit, elle témoigne également de l’impact positif de cette initiative sur son propre parcours. « Je viens de la communauté d’Ekuanitshit et, quand j’étais plus jeune, j’ai participé à une mini-école, et ça m’a inspirée à aller faire des études postsecondaires », affirme-t-elle.
Un avenir prometteur
L’Université Laval prévoit organiser entre deux et trois éditions du programme par année scolaire et souhaite poursuivre son développement. « On est en discussion pour retourner dans d’autres communautés, où on est allés dans le passé, comme Pakua Shipi et Unamen Shipu », mentionne Jade Malec.
Elle conclut en indiquant que de nouvelles formules de mini-écoles sont actuellement en développement, afin de mieux s’adapter aux défis liés à l’accès aux régions éloignées.