Feu criminel à Moisie : trois individus seront cités à procès pour meurtre
Trois des individus impliqués dans le feu à la maison mobile du 65 rue Vollant, à Moisie, le 16 octobre 2024, sont cités à procès en Cour supérieure pour le meurtre de Jimmy Maltais. Photo archives, Sylvain Turcotte
La juge Louise Gallant a tranché. Derek Lemay, Jonathan Gendron et Anthony Roy, trois des individus impliqués dans l’incendie mortel d’une résidence de Moisie en octobre 2024, seront cités en Cour supérieure pour meurtre.
Lors de l’incendie d’une résidence de la rue Vollant, à Moisie, le 16 octobre 2024, le corps de Jimmy Maltais avait été retrouvé sans vie.
Avec les éléments présentés dans l’enquête préliminaire, la juge a laissé savoir qu’il y avait une étincelle de preuves pour que Derek Lemay, 30 ans, de Québec, et Jonathan Gendron, 32 ans, de Baie-Comeau, soient cités à procès pour meurtre au premier degré, en lien avec la séquestration et le décès de Jimmy Maltais.
Quant à cette même accusation qui était portée à l’endroit d’Anthony Roy, 35 ans, de Québec, la juge Louise Gallant a déterminé que la Couronne n’était pas parvenue à remplir les éléments essentiels de preuves. L’homme de 35 ans sera plutôt cité à procès pour meurtre au deuxième degré pour sa participation.
Me Mathieu Giroux, qui représentait son client, Derek Lemay, ainsi que celui de Samuel Cozak, Anthony Roy, lors de la comparution du 14 avril en visio, a demandé une date relais pour étudier la décision de la juge et déterminer l’orientation qu’ils vont donner à leur dossier, a expliqué Me Marc Bérubé du Directeur des poursuites criminelles et pénales.
Les dossiers seront entendus le 20 avril.
Pour la suite en Cour supérieure, les prochaines assises dans le district de Mingan ont lieu le 2 juin.
D’ici à cette date, les avocats, tant de la défense que de la Couronne, ont certains devoirs à faire au niveau des documents requis et des informations nécessaires.
On parle entre autres de la durée estimée du procès, le nombre de témoins, les questions en litige et les admissions possibles.
« On a des cahiers de charges à faire, qui donnent un portrait global du dossier au juge qui a à fixer une date pour que la Cour supérieure sache à quoi s’en tenir », de résumer Me Marc Bérubé.