Grand prix de bénévolat pour Jean-Philippe Gauvin de la ZEC Matimek

Par Emelie Bernier 11:33 AM - 14 avril 2026 Initiative de journalisme local
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Sébastien Sirard, directeur adjoint de Réseau ZEC (Fédération québécoise des gestionnaires de zecs (FQGZ)), Guillaume Ouellet, président du Réseau ZEC (Fédération québécoise des gestionnaires de zecs (FQGZ)), Jean-Philippe Gauvin, président de la ZEC Matimek (de l'organisme gestionnaire de la ZEC Matimek), Jeanne Barreau-Férard, directrice générale de la ZEC Matimek, Myriam Bergeron, directrice générale de Réseau ZEC (Fédération québécoise des gestionnaires de zecs (FQGZ)) et Derrick Frenette, humoriste et animateur de la soirée du 11 avril. Audet photo

Le président du conseil d’administration de la ZEC Matimek, Jean-Philippe Gauvin, a vu ses nombreuses années d’implication couronnées par le prix du bénévolat lors du congrès annuel du Réseau ZEC du Québec samedi 11 avril, une surprise et un honneur à partager. 

Depuis bientôt 2 décennies, M. Gauvin s’implique à titre de bénévole à la ZEC Matimek située dans la MRC de Sept-Rivières, d’abord sur le terrain, puis enrôlé au sein du c.a. dont il est président depuis près de 5 ans.

« Au début des années 1990, on a commencé a la fréquenter, à faire du bénévolat… On a été bien accueilli et on a acheté un terrain pour un chalet. Au début des années 2010, je suis rentré sur le c.a. », explique le principal intéressé.

Selon lui, « il y a toujours quelque chose à défendre » sur une ZEC.

« La ZEC, c’est 2000 km carrés. C’est une zone d’exploitation contrôlée, alors il faut avoir du contrôle, mais en faisant rayonner la région. Il y a toujours de nouveaux projets, que ce soit Hydro-Québec, Mines Arnaud, Torngat… Il faut s’assurer que les grands projets soient faits dans le respect de l’environnement, que la population ne soit pas lésée. C’est constamment des nouveaux défis et c’est pas vrai que tu vas penser, “j’ai tout réglé ça et je mets les pieds sur le pouf” », image-t-il.  

Un de ses chevaux de bataille est l’obtention, pour les ZEC, d’un budget récurrent en lien avec les responsabilités de l’organisation. « On veut aller chercher notre juste part au niveau du financement. On vend des permis de chasse, de pêche, mais on n’a aucun revenu associé alors que si on regarde du côté des motoneigistes, 40 $ de chaque immatriculation vendue va au club fédéré des trails de ski doo. On est les enfants pauvres du système ! »

Les obligations des ZECS sont pourtant très importantes, estime-t-il. 

« Pour toutes les truites, on doit prendre toutes les tailles, toutes les données, et c’est juste un exemple ! Le ministère nous demande une charge énorme en termes de travail, et on n’a rien ! Si un ticket est donné sur la ZEC, même si c’est donné par nos assistants, l’argent va tout au ministère. On a une petite subvention pour la protection de la faune de 269 000 $ pour toutes les zecs cette année, mais c’est rien quand on considère toutes nos responsabilités. »

Pour M. Gauvin, une remise de 20 à 30 % des montants reliés à la vente des permis viendrait corriger cette iniquité, car c’est à peu près la proportion des permis québécois utilisés sur une ou l’autre des ZECS. 

Un prix surprise

Il a été « très très très surpris » d’entendre son nom lors de la remise du prix.

« J’ai 45 ans et d’habitude, ce sont des personnes beaucoup plus âgées qui reçoivent ce prix ! Recevoir des éloges devant plusieurs centaines de personnes, c’est beaucoup d’émotion… Quand ça va mal, on le sait direct, mais quand ça va bien, c’est plus rare qu’on se le fait dire. Alors ça, c’est une sacrée bonne tape dans le dos. »

L’heureux choc ressenti lorsqu’il a entendu son nom à la remise de prix a été d’autant plus grand qu’il ignorait que son équipe avait soumis sa candidature. « Même ma blonde ne le savait pas… », renchérit celui qui ne s’enfle pas la tête.

« Au niveau du réseau, c’est la plus grande distinction ! C’est sûr que je suis content, mais il y a tellement d’autres bénévoles qui le méritent ! Faut rester humble. »

Il salue d’ailleurs le travail de ses collègues. 

« Il y a plein de monde qui travaille fort : le c.a., l’équipe ! Ces personnes-là font que, comme ZEC, tu peux dépasser les objectifs ! Ce prix-là, je le partage avec ma gang. Toutes ces personnes-là, les personnes au poste d’accueil. Ce prix, je le partage avec ma gang. »

Le congrès du début avril réunissait les 63 ZEC du Québec. Rappelons que les ZECS, ou Zones d’exploitation contrôlée, sont des territoires de chasse, de pêche et de plein air en grande majorité situés sur les terres publiques. Des organismes à but non-lucratif en gèrent l’aménagement ainsi que l’exploitation et la conservation de la faune.

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