Le dossier de la traverse Rimouski-Forestville demeure actif, mais tributaire d’un engagement financier du gouvernement du Québec, a confirmé la mairesse de Forestville, Micheline Anctil, alors que les citoyens suivent de près l’évolution des discussions.
L’élue, aussi présidente de la Corporation de liaison maritime Rimouski-Forestville, a tenu à rassurer la population : le projet est toujours bien vivant, mais dépend désormais d’une décision politique à Québec.
« Le projet est toujours en actualité et toujours actif », a assuré Mme Anctil, tout en reconnaissant que la fenêtre pour concrétiser un retour du service dès cet été se rétrécit.
Le promoteur privé, Les Industries Rilec de Rimouski, par l’entremise de son vice-président Louis-Olivier Carré, est actuellement en négociation directe avec le gouvernement du Québec afin d’obtenir le financement nécessaire.
Contrairement à certaines informations ayant circulé, la Corporation de liaison maritime n’est pas dissoute, a tenu à marteler sa présidente.
« La corporation existe toujours. Elle se tasse un peu pendant que le promoteur fait ses démarches directement avec le gouvernement », a précisé Micheline Anctil. Celle-ci pourrait toutefois reprendre un rôle actif, notamment en soutien promotionnel, advenant la relance du service.
La structure est toujours en place, mais que le montage financier actuel privilégie un lien direct entre le promoteur et l’État.
Interrogée sur l’absence de financement dédié dans le dernier budget provincial, Mme Anctil a admis une certaine déception, tout en nuançant la situation.
« On aurait souhaité qu’il y ait des engagements, mais ça ne veut pas dire que le projet ne peut pas passer par une autre porte », a-t-elle expliqué, évoquant notamment des discussions en cours avec le ministère de l’Économie et de l’Innovation plutôt que via la Stratégie maritime.
La mairesse a également insisté sur l’importance stratégique du projet pour la région, rappelant qu’il s’inscrit parmi les priorités locales, au même titre que d’autres dossiers structurants comme le pont sur le Saguenay.
« Notre liste d’épicerie est grande », a-t-elle lancé, en soulignant que la Ville entend travailler étroitement avec le futur conseil des ministres qui sera nommé prochainement à la suite de l’élection de Christine Fréchette à titre de première ministre du Québec.
« Je suis contente puisque c’est la deuxième femme à être élue première ministre dans l’histoire du Québec », s’est réjouie Micheline Anctil, qui est l’une des figures politiques féminines reconnues dans la région.