Plonger dans le Saint-Laurent pour la bonne cause
C'est avec fierté que les participants ont célébré la réussite du défi après avoir plongé. Photo Morgane Busson
Le Comité ZIP de la rive nord de l’estuaire a organisé la première édition de l’événement Plonge pour le Saint-Laurent afin de récolter des fonds. Un total de 18 participants ont relevé le défi le 18 avril au Parc Nature de Pointe-aux-Outardes.
L’eau du Saint-Laurent était glacée, mais ça n’a pas découragé les courageux plongeurs, au grand bonheur de la directrice générale du comité, Éliane Légo, et du président du conseil d’administration, Philippe Boudreau.
C’est un des administrateurs du comité qui a eu l’idée d’organiser ce défi. « Le défi se faisait déjà aux Îles-de-la-Madeleine et à Sept-Îles, donc j’ai amené l’idée. C’est un beau clin d’œil aux fonctions du Comité ZIP qui veut protéger l’environnement », rapporte Vincent Poirier. « On ne roule pas sur l’or, on a besoin de financement », ajoute-t-il.
Des besoins financiers
Tous les participants ont déboursé une somme de 100 dollars pour affronter les eaux froides, une somme nécessaire pour les activités du comité.
« Le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques a mis fin aux subventions des comités ZIP à la grandeur du fleuve Saint-Laurent fin mars. Donc maintenant, on doit se financer de manière autonome », explique Éliane Légo.
Le Comité ZIP de la rive nord de l’estuaire a dû réfléchir aux moyens de subvenir à ses besoins. « Il y a différents projets qui nécessitent des contributions financières, donc on a dû réfléchir à la façon de financer nos actions », ajoute la directrice.
Plusieurs membres du comité ont plongé, notamment Vincent Poirier. « Il faut aller jusqu’au bout de son idée. On ne peut pas être spectateur dans ce genre d’événement », affirme-t-il.

Une plongée… rafraîchissante
« C’est libre à chacun de faire la submersion et le temps dans l’eau glacée. Aujourd’hui, l’eau est de 4 degrés, peut-être un peu moins avec la glace et le vent », déclare Éliane Légo.
D’après elle, avant d’arriver à une profondeur où l’on est capable de plonger, il faut marcher une quinzaine de mètres.
Albert Tremblay, un des courageux, raconte que les autres participants l’ont aidé à se dépasser. « C’est surtout l’énergie de groupe qui m’a motivé et donné l’envie d’aller plus profondément dans l’eau. »
Au-delà de la plongée, l’activité-bénéfice était surtout un moment de partage pour que le Comité ZIP de la rive nord de l’estuaire se fasse connaître auprès de la population. « Il y a des gens qui nous connaissent bien et d’autres pas du tout. Une activité comme ça, ça amène les gens à découvrir et à vouloir potentiellement s’impliquer », témoigne Mme Légo.
