C’est un secteur clé de l’économie des régions qui est mis en péril par les effets « dévastateurs » du dernier décret du président Trump sur les produits dérivés de l’aluminium et de l’acier, plaide la députée de Côte-Nord — Kawawachikamach — Nitassinan, Marilène Gill, qui demande une intervention rapide du gouvernement Carney.
Marilène Gill presse le gouvernement d’intervenir. La porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Industries souhaite des mesures d’atténuation pour aider les PME de ce secteur clé de l’économie à traverser la tempête tarifaire.
Elle demande également qu’il négocie avec le voisin américain, des conditions permettant davantage de stabilité et de prévisibilité pour les industries.
Le dernier décret imposé par le président Trump ramène de 50 % à 25 % les droits de douane sur les produits dérivés de l’acier et de l’aluminium, mais ce tarif s’applique sur la valeur totale du produit qui entre aux États-Unis plutôt que sur la proportion de métaux qu’il contient, rappelle la députée, dans un communiqué paru lundi.
« Maintenant, les Américains imposent des tarifs de 25 % sur la valeur totale de tous les produits qui contiennent de l’aluminium ou de l’acier. Ils taxent non seulement le métal, mais toute la valeur ajoutée », explique la députée Gill. « Pour l’atelier d’usinage Liard Industrie dans Joliette, ça signifie payer 138 592 $ plutôt que 38 191 $ en tarifs pour un projet de pièce de camion dont la valeur est de 554 367 $ : c’est quatre fois plus ! », déplore-t-elle.
Elle souligne que dans ce contexte, la marge bénéficiaire d’une PME est rapidement anéantie.
« Si on n’intervient pas rapidement, c’est un pan entier de l’économie québécoise qui fait vivre nos régions qui sera affecté », prévient-elle.
« Le Bloc demande que le gouvernement intervienne pour nos PME avec le même empressement qu’il le fait pour l’industrie automobile de l’Ontario », conclut Marilène Gill.