Il aura fallu attendre 11 ans. Aujourd’hui, un adolescent de Baie-Comeau est accompagné de son chien Mira jusque dans les corridors de la polyvalente des Baies, une présence qui transforme déjà son quotidien.
Depuis le 9 avril, Logan Dupont, élève de secondaire 2, se déplace avec sa chienne d’assistance au sein de l’établissement. L’animal, dont le nom n’est pas dévoilé afin d’éviter toute interaction inappropriée, l’accompagne dans ses activités scolaires, au même titre que dans sa vie de tous les jours. « Elle est avec lui partout », résume sa mère.
La démarche, amorcée alors qu’il n’avait que trois ans, a exigé patience et engagement de la part de la famille. « C’est long, mais ça en vaut la peine », affirme sa mère, Marie-Pier Noël. Entre les évaluations, les rencontres et la formation, le processus s’est échelonné sur plusieurs années, ralenti notamment par la pandémie.
La formation, suivie par Logan et sa mère, s’est déroulée sur plusieurs jours dans les installations de Mira. « On apprend à travailler avec le chien, à se comprendre », explique-t-elle. À l’issue de ce parcours, la chienne a été jumelée à l’adolescent selon ses besoins et son tempérament.
Depuis leur rencontre, le lien s’est installé rapidement. « Ils vont vraiment bien ensemble », souligne sa mère. À la maison comme à l’école, Logan demeure responsable de l’animal, une condition essentielle au maintien de ce duo. « C’est son chien », insiste-t-elle.
Les effets se font déjà sentir dans son quotidien. « Il est plus confiant », observe Mme Noël. Elle évoque aussi des changements concrets, notamment sur le plan du sommeil et de la gestion de certaines situations auparavant plus difficiles. « C’est juste du positif », affirme-t-elle.
Une intégration encadrée
L’intégration en milieu scolaire a été préparée en amont. Le Centre de services scolaire de l’Estuaire précise que des règles encadrent ce type de situation depuis 2015. Un représentant de Mira s’est rendu à l’école afin d’évaluer les lieux et d’accompagner la mise en place.
Les parents ont été informés et les élèves ont reçu des consignes claires avant l’arrivée du chien. Il est notamment interdit de l’appeler, de le toucher ou de lui porter attention. Personne ne connaît son nom afin de limiter les interactions. « Le chien est au travail », rappelle le Centre de services scolaire.
Des affiches ont été installées dans les locaux concernés et un espace a été prévu pour les moments où l’animal ne peut accompagner l’élève, notamment lors des cours d’éducation physique et de musique. En dehors de ces périodes, la chienne reste aux côtés de Logan, qui en assure la responsabilité.
Selon le Centre de services scolaire, l’intégration se déroule bien jusqu’à présent. « Tout le monde respecte les consignes », indique-t-on.
Une ouverture vers les autres
Pour la famille, la présence du chien dépasse largement le cadre scolaire. Elle apporte un sentiment de sécurité et facilite certaines interactions. « Ça ouvre des portes », constate Mme Noël. Elle remarque que des échanges se créent plus facilement avec les autres élèves. « Ça crée des contacts », dit-elle.
Après des années d’attente, le duo poursuit maintenant son chemin, côte à côte, dans un quotidien transformé par cette présence discrète, mais essentielle.




J’ai vécu une situation semblable au travail, dans une école primaire à Ville de St-Georges en Beauce. Le chien aura été l’aide de tous les instants pour le jeune garçon, dès sa 3e année et passé avec lui au secondaire. Merci la vie pour ces enfants pour qui MIRA est là!