Myriam Desjardins-Malenfant est partie à la recherche de gens aux parcours inspirants pour raconter ce que l’on trouve en haut du 52e parallèle. Après des années d’écriture et de rencontres, elle publie un livre qui raconte le nord à travers les yeux de ceux qui l’ont vu.
L’autrice originaire de Forestville, maintenant établie à Fermont, s’est liée d’amitié avec le nord.
Son nord, celui de l’isolement et de l’immensité, elle le porte dans son cœur et elle a voulu le mettre en vedette en donnant la parole à des gens qui l’ont côtoyé de près.
« Le nord, c’est l’isolement, mais c’est aussi une culture. Tout est très différent et il y a une liberté qui est vraiment grande », dit-elle en entrevue avec le Journal.
Il a été rendu possible grâce à du financement de la MRC de Caniapiscau ainsi que beaucoup de temps passé avec les gens qui l’ont fréquenté.
« C’étaient des personnes que j’appréciais beaucoup à la base, et dont j’avais envie de montrer leur approche, leur manière de vivre et leur manière de penser », souligne Mme Desjardins-Malenfant.
Deux ans de travail
Myriam Desjardins-Malenfant a compilé les entrevues qu’elle a conduites avec des gens aux profils différents des uns des autres.
On y trouve entre autres des biologistes, des pourvoyeurs et un pilote d’hélicoptère pour ne nommer que ceux-ci.
« Ce ne sont pas nécessairement tous des gens qui vivent sur le territoire actuellement, mais qui y ont vécu des aventures, qui ont été de passage ou qui l’ont habité », précise-t-elle.
« Leur discours tourne autour de l’attrait du nord et le partage d’aventures en lien avec ça. Le point commun, c’est le nord », complète l’autrice.
Elle nomme en exemple les frères Paquet, qui sont propriétaires de la pourvoirie Norpaq sur la rivière George.
« Il y a deux ans, je leur avais dit que je voulais les avoir dans le livre et, faute de temps et de distance, ça n’avait pas fonctionné », raconte-t-elle.
Elle est récemment allée à Schefferville au mois de janvier et c’est cette rencontre qui a fait débouler le reste.
« Les deux étaient là quand j’y suis allé. J’en ai profité et c’est ça qui m’a donné le coup de pied pour terminer en janvier. »
Pour la suite
Myriam Desjardins-Malenfant n’est pas peu fière de la parution de son livre, qui sera vendu à la pièce. « Les gens peuvent me contacter via mes réseaux sociaux et mon courriel », annonce-t-elle.
« C’est quelque chose que j’ai découvert. J’aime beaucoup faire rayonner les gens et leur parcours », mentionne la Forestvilloise d’origine.
Elle indique que le livre d’une centaine de pages « se lit super bien ».
« Certains portraits sont plus courts et d’autres plus longs. On fait un tour d’horizon avec des questions en lien avec le territoire », affirme l’autrice.
Un autre projet d’écriture en vue ?
« Je viens de terminer ce livre, mais peut-être qu’il pourrait y avoir quelque chose d’autre éventuellement », termine celle qui a déjà publié un livre jeunesse.
