Les stocks de crabe des neiges évalués au large de Sept-Îles
Six étiquettes satellites ont été posées sur des crabes des neiges pour recueillir des données. Photo courtoisie
La population de crabe des neiges se porterait plutôt bien dans le secteur de la baie de Sainte-Marguerite, à Sept-Îles, selon des observations récemment effectuées par une équipe de scientifiques.
Du 2 au 9 mai, une mission scientifique de Pêches et Océans Canada (Institut Maurice-Lamontagne) a eu lieu au large de Sept-Îles. À bord du Leim, un navire de la Garde côtière canadienne, une chercheuse, deux biologistes et une technicienne ont mené des recherches sur le crabe des neiges. Leur objectif était de faire le point sur la population. Bien qu’il reste encore des données à obtenir et à analyser, les stocks semblent plutôt bien se porter.
« Pendant la mission, on a trouvé beaucoup de petits crabes, ce qui d’habitude est un bon signe », affirme la chercheuse Kirsty Lees. Leur présence indique qu’il y a reproduction au niveau de l’espèce.
Pour évaluer les stocks, les scientifiques étudient des données comme la taille des crustacés, le sexe des individus et l’état des carapaces. Les résultats qui proviendront de ces relevés sont utilisés pour faire des recommandations à la gestion des pêches, pour l’établissement des quotas annuels de la pêche commerciale.
Étiquettes scientifiques
La semaine de recherche a aussi permis de déployer un petit nombre d’étiquettes satellites sur des crabes des neiges. Celles-ci recueilleront des données sur la température et la profondeur auxquelles les crabes sont exposés lors de leurs déplacements dans la baie.

Pour récupérer les données, il faudra attendre à l’automne. Les étiquettes sont reliées à une attache qui se dégradera dans les prochains mois. Lorsque l’étiquette se détachera, elle remontera à la surface et commencera à transmettre les données recueillies aux satellites.
Obtenir des données sur l’habitat du crabe des neiges, comme la profondeur et la température, est capital.
« Cela peut nous permettre de détecter des changements dans le comportement du crabe des neiges, ou s’il y a un mauvais environnement à cause de changements climatiques, par exemple. Ça va nous permettre d’avoir une meilleure compréhension de l’habitat », explique Kirsty Lees.
Ce n’est pas la première fois que le Leim est de passage à Sept-Îles. Chaque année, les stocks de crabe des neiges sont évalués au printemps, ce qui nécessite la présence du navire.
Pour les scientifiques qui se retrouvent à bord du Leim, il ne manque pas de travail, note Mme Lees. Normalement, ils effectuent des journées d’environ 12 heures de travail, afin de pouvoir recueillir toutes les données dont ils ont besoin.