Deux étudiants du Cégep de Baie-Comeau auront l’occasion de pousser plus loin leurs travaux scientifiques grâce à une bourse de 5 000 $ des Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies. Leurs projets portent respectivement sur les bioplastiques biodégradables et les savoirs autochtones liés aux changements du milieu marin.
Le Cégep de Baie-Comeau a annoncé, le 19 mai, que Matis Maltais, étudiant en Sciences de la nature, et Yona Ripaud, étudiante en Techniques d’aménagement cynégétique et halieutique, figurent parmi les récipiendaires de la bourse pour un stage de recherche au niveau collégial (BSRC) 2025-2026 des Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies (FQRNT).
Cette aide financière de 5 000 $ permettra aux deux étudiants de réaliser un stage de recherche afin de développer leurs compétences et d’explorer de nouvelles avenues scientifiques.
Le projet de Matis Maltais vise à développer un film de bioplastique à base de chitosane, une substance obtenue à partir de la chitine extraite de carapaces de crevettes. Son travail consistera notamment à étudier certaines propriétés du matériau, comme sa flexibilité et sa résistance.
« Le chitosane est biodégradable et possède des propriétés antimicrobiennes, ce qui le rend intéressant comme emballage par exemple », précise l’établissement d’enseignement par voie de communiqué.
Son stage de recherche est supervisé par Serge-Thierry Lekounoungou, chercheur au Centre d’expérimentation et de développement en forêt boréale (CEDFOB).

Savoirs ancestraux
De son côté, Yona Ripaud mènera un projet axé sur les connaissances du territoire et les changements environnementaux observés dans le milieu marin. Elle ira à la rencontre de pêcheurs, d’aînés et de gardiens du territoire innus afin de recueillir leurs témoignages sur l’évolution des espèces en péril et des écosystèmes marins.
Par le biais d’entrevues, elle documentera leurs expériences et leurs observations des changements environnementaux. Le projet vise également à mettre en valeur les savoirs autochtones.
Les données recueillies seront présentées sous forme d’affiche scientifique lors de l’Expo-sciences 2026 de l’Agence Mamu Innu Kakussesht (AMIK), un organisme autochtone consacré à la protection des espèces aquatiques et océaniques ainsi qu’au développement de pêches durables.
Yona Ripaud est accompagnée dans cette démarche par Line Morissette, Marilou Vanier et l’équipe de l’AMIK. Son projet est supervisé par Marie-Claire Gervais, enseignante en Techniques d’aménagement cynégétique et halieutique.
Le Cégep affirme être « convaincu que cette expérience sera une étape déterminante dans le parcours scolaire et professionnel de Matis et Yona » et leur adresse ses félicitations pour cette réussite.
