Le Club de judo de Baie-Comeau s’est illustré sur la scène nationale à Calgary, où Machiel Talbot a décroché l’argent chez les U21 tandis que plusieurs jeunes athlètes nord-côtiers découvraient l’élite canadienne.
Le Club de judo de Baie-Comeau était bien représenté aux Championnats canadiens 2026, disputés du 14 au 17 mai à Calgary, en Alberta. Six athlètes du club avaient obtenu leur qualification au terme du circuit de compétitions de la saison. Machiel et Cadel Talbot, Charlotte Roberge-Poitras, Rosalie Trotier, Zoé Deschênes et Sara Soucy y ont participé.
D’autres judokas originaires de Baie-Comeau participaient également à l’événement, dont Vincent Roberge-Poitras, désormais affilié au club de Boucherville, qui a remporté le titre de champion canadien chez les moins de 21 ans dans la catégorie des moins de 66 kg.
Son frère Samuel Roberge-Poitras a quant à lui terminé au septième rang chez les U21 moins de 73 kg avec une fiche de trois victoires et deux défaites.
Machiel Talbot vice-champion
Âgé de 18 ans, Machiel Talbot disputait une quatrième participation aux Championnats canadiens. Le judoka a décroché la médaille d’argent chez les U21 moins de 73 kg après une journée de quatre victoires consécutives avant la finale.
Il a notamment signé un gain contre un adversaire ontarien qu’il n’avait jamais battu auparavant, réussissant un ippon à une trentaine de secondes de la fin du combat après avoir tiré de l’arrière pendant une bonne partie de l’affrontement.
En demi-finale, il a ensuite vaincu un représentant de la Colombie-Britannique pour accéder au combat ultime contre Fahd Fithane, un athlète classé huitième au monde chez les juniors.
Malgré une avance en début de finale, Machiel Talbot s’est finalement incliné par ippon. « Ce fut sa meilleure journée de combats à vie », résume son entraîneur Stéphane Talbot.
Son jeune frère Cadel Talbot, 14 ans, participait quant à lui à un troisième championnat canadien. Chez les U16 moins de 55 kg, il a remporté trois combats consécutifs grâce à son travail au sol, sa spécialité, avant de conclure la compétition au cinquième rang canadien.
Son dernier duel, disputé pour la médaille de bronze contre un autre athlète québécois, s’est toutefois soldé par une défaite serrée.

Une expérience formatrice
Même sans podium, l’expérience acquise par Charlotte Roberge-Poitras, Rosalie Trotier, Zoé Deschênes et Sara Soucy représente un important apprentissage, particulièrement pour les athlètes à leur première participation sur la scène canadienne.
Zoé Deschênes et Sara Soucy ont également pris part au camp d’entraînement tenu après la compétition.
L’entraîneur Stéphane Talbot estime que ses athlètes ont démontré qu’ils avaient leur place parmi l’élite du pays. « On leur a rappelé qu’ils n’étaient pas là par hasard. Elles ont travaillé toute l’année pour gagner leur place », souligne-t-il.
Le coach retient surtout la préparation physique et mentale de son groupe, la discipline démontrée durant le séjour et l’esprit d’équipe qui a régné tout au long de la compétition.
« Je n’évalue pas seulement les résultats. J’évalue les bonnes décisions, les bons enchaînements et l’attitude des athlètes. Ce sont ces expériences-là qui vont les faire progresser pour la suite », ajoute-t-il.
Selon lui, les jeunes reviennent transformés par cette compétition nationale et pourront transmettre cette expérience au reste du dojo baie-comois.
Le Club de judo de Baie-Comeau a également tenu à souligner le travail des entraîneurs et bénévoles qui accompagnent les athlètes depuis plusieurs années, ainsi que l’implication du directeur technique Sensei Robin Gagné, présent au sein du club depuis plus de 40 ans.