Enseignants d’innu-aimun recherchés au CISSS de la Côte-Nord

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Par Roseline Pelletier 3:00 PM - 4 juin 2026 Initiative de journalisme local
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Des ressources, des guides et des lexiques sont disponibles sur la page du Bureau de collaboration culturelle du CISSS de la Côte-Nord.  Photo CISSS de la Côte-Nord

La demande pour les cours d’innu-aimun est grandissante sur la Côte-Nord, mais l’offre s’avère très limitée. Le Bureau de collaboration culturelle du CISSS s’interroge alors sur sa capacité à maintenir ce service pour les employés du réseau de la santé publique.

Depuis l’instauration de ce service, il y a un an, 51 employés du CISSS de la Côte-Nord ont suivi une formation en innu-aimun. Le programme, réparti sur les sessions d’automne 2025 et hiver 2026, comprenait un cours par semaine sur une période de 15 semaines. 

« L’inscription aux cours se fait sur une base volontaire, parce que l’on considère que c’est un grand investissement qui demande un intérêt », déclare l’agente de liaison autochtone au CISSS, Éloïse Carré, satisfaite de l’engouement des employés face aux cours. 

Jusqu’ici, c’est l’enseignante Louise Canapé qui a assuré la tenue de ces cours. Toutefois, elle offre ses enseignements à d’autres établissements de la région. La femme de Pessamit se retrouve donc très sollicitée. Éloïse Carré et son équipe attendent une réponse de la part de Mme Canapé, à savoir si elle accepte de renouveler son contrat avec le CISSS de la Côte-Nord. 

Le cursus est composé de l’apprentissage des mots de bases, de l’alphabet innu, des chiffres, de l’histoire de la langue et, bien sûr, du registre médical. « Ils apprennent par exemple à dire tu respires, tu tousses, à prendre deux fois par jour », explique Mme Carré, avant d’ajouter « qu’il n’y a pas d’apprentissage de la langue, sans apprentissage de la culture innue ».

Ce ne sont pas seulement les médecins qui sont invités à se joindre à ce programme. Des pharmaciens, des infirmières, des inhalothérapeutes, des préposés aux bénéficiaires et des directeurs ont eux aussi suivi les cours de Louise Canapé. 

Des usagers innus ont rapporté à l’agente de liaison autochtone avec enthousiasme que des professionnels du CISSS leur avaient parlé en innu-aimun. « Pour moi, c’est la plus concrète retombée », souligne-t-elle. 

En attendant que la session d’automne recommence, Éloïse Carré a créé des « pique-niques linguistiques ». Pendant leur pause dîner, les employés peuvent aller à la rencontre d’interprètes, pour pratiquer leur langue innue. 

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