Une Fête nationale 100 % Côte-Nord à Forestville
Quatre musiciens de la Côte-Nord seront sur scène le 23 juin à Forestville. Il s'agit de Patrick Robichaud à la basse, Erik Robichaud au chant et à la guitare, Jean-Rock Barrette à la batterie et Simon Dufour au violon. Photo Johannie Gaudreault
Le spectacle de la Fête nationale à Forestville prendra cette année des allures résolument locales et rassembleuses. Sous un chapiteau au parc du centre-ville, l’événement promet une soirée où la musique d’ici sera à l’honneur, portée par le chansonnier Erik Robichaud, directeur musical du spectacle.
Pour cette édition, l’artiste souhaite proposer une formule différente, axée sur la collaboration entre musiciens de la région.
« C’est comme la deuxième année que je fais ça en dessous d’un chapiteau. C’est cool parce que, peu importe la température, on peut faire ça comme il faut », explique-t-il, en soulignant l’avantage logistique du nouvel aménagement.
Le concept 2026 mise sur une forte identité nord-côtière. Erik Robichaud s’est entouré de musiciens de la région, soit Patrick Robichaud à la basse, Jean-Rock Barrette à la batterie et Simon Dufour de Baie-Comeau au violon, afin de créer une ambiance à la fois traditionnelle et contemporaine.
« Je tenais à ça, un 100 % Côte-Nord. On s’est dit : ce serait le fun d’avoir du monde d’ici, de montrer ce qu’on est capables de faire entre nous autres. Il y a des musiciens de talent à Forestville et sur la Côte-Nord », affirme-t-il.
Le spectacle réunira plusieurs influences musicales, allant des classiques québécois à des pièces plus récentes, revisitées avec une touche locale. L’ajout du violon viendra également teinter certaines interprétations d’une couleur plus traditionnelle.
« On s’en va dans le plus récent aussi, sans les nommer, mais on fait aussi une couple de tounes plus classiques. On veut que ça brasse, mais que ça rassemble », résume le directeur musical.
Une invitation a également été lancée sur les réseaux sociaux afin d’inviter des chanteurs et chanteuses de la région à se joindre à certaines prestations sur scène, le temps d’une chanson.
Moment de rassemblement
Pour Erik Robichaud, la Fête nationale demeure avant tout un moment de rencontre et de partage, peu importe le contexte musical.
« Pour moi, la Saint-Jean, c’est l’occasion d’être en gang, de faire un party de gang », dit-il, ajoutant participer à ces célébrations depuis plus de 20 ans comme musicien semi-professionnel.
Il insiste sur l’importance de maintenir cet esprit rassembleur. « Peu importe nos positions, nos origines, on peut tous se rejoindre pour célébrer. »
Enraciné dans la musique
La musique occupe une place centrale dans la vie d’Érik Robichaud depuis son enfance. Issu d’une grande famille où la musique était omniprésente, il a été initié très tôt à cet univers.
« Mon père jouait de la guitare. J’ai des photos où je suis assis à côté de lui pendant qu’il jouait quand j’étais tout petit », raconte-t-il. « C’est dans nos veines familiales. »
Il a commencé à jouer à l’adolescence, puis il a fait ses premiers pas sur scène vers 13 ans. À 18 ans, il a débuté dans les bars, une étape déterminante dans son développement artistique.
Autodidacte, il n’a jamais suivi de formation musicale formelle. Son apprentissage s’est fait sur le terrain, au fil des spectacles et des expériences.

Un équilibre entre passion et famille
Aujourd’hui, âgé de bientôt 41 ans, même si la musique demeure au cœur de son quotidien, Erik Robichaud ne cherche pas à en faire une carrière à temps plein. Un choix assumé, motivé par sa vie familiale.
« Ce n’est plus un objectif de vivre uniquement de ça. Je veux profiter de mes filles, de mes fins de semaine en famille », témoigne-t-il avouant qu’il a déjà cultivé le rêve de vivre de la musique lorsqu’il était plus jeune.
Ses enfants sont d’ailleurs impliquées dans son univers musical et l’accompagnent parfois lors de certains événements. C’est maintenant à son tour de transmettre sa passion comme son père l’a fait avec lui.
À quelques jours de l’événement, le musicien lance une invitation claire à la population.
« C’est notre fête nationale, c’est nos racines, notre tradition. Le 23 juin, on sort de chez nous et on vient fêter ensemble », conclut-il.