Ateliers des savoirs partagés à Pointe-aux-Outardes : les citoyens soumettent leurs idées
La rencontre était conviviale : des boissons ainsi que des légumes cultivés par la Coopérative Gaïa étaient proposés aux participants. Photo Morgane Busson
Une discussion citoyenne pour faire connaître les Ateliers des savoirs partagés et recueillir les témoignages des citoyens s’est déroulée le 30 juin au Centre des loisirs de Pointe-aux-Outardes. Au total, une vingtaine de personnes étaient présentes.
Les Ateliers des savoirs partagés (ASP) sont une initiative québécoise qui vise à rapprocher la recherche des milieux ruraux pour aider les municipalités dans leur développement.
Le but de la rencontre était d’informer et de discuter avec les principaux concernés. « On doit savoir les enjeux que vivent les habitants et ce qu’ils aimeraient », explique l’animatrice ASP à Pointe-aux-Outardes, Marie Rondot.
Ces discussions serviront à l’équipe impliquée dans les ASP pour établir un plan d’action concret. « Participer aux 5 à 7, c’est donner votre voix », insiste l’animatrice.
Plusieurs projets sont en réflexion. Le comité de pilotage des ASP souhaiterait mettre en place un circuit court, en s’inspirant de ce qui a été mis en place à Saint-Valérien, où une plateforme en ligne regroupe les producteurs locaux afin que les résidents puissent faire leur épicerie sans se déplacer chez chaque commerçant.

Les habitations destinées à la location à court terme sont un enjeu qui inquiète le comité. Marie Rondot a déclaré vouloir mettre en place un règlement qui impacterait les habitations futures. « C’est frustrant de voir des maisons gardées pour la location à court terme alors que des familles pourraient s’y installer », dit-elle.
Les résidents participant à la rencontre ont aussi évoqué le désir de monter un café communautaire, de jumeler des familles pour tisser des liens, d’avoir accès à une plateforme de covoiturage ou encore d’avoir un kiosque libre-service le long de la route principale.
L’initiative tente toujours de se faire connaître par le plus de résidents possible, en publiant des messages dans le bulletin municipal, par sa page Facebook et le bouche-à-oreille.