La carrière Jean Fournier tend la main aux citoyens

Par Johannie Gaudreault 1:00 PM - 6 août 2026
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Grégory Perron, ingénieur et chargé de projet, accompagné de Anne Fournier, vice-présidente et directrice administrative chez Jean Fournier inc. Photo Johannie Gaudreault

À la suite de la rencontre ayant réuni près d’une centaine de citoyens du quartier Saint-Georges préoccupés par les impacts de la carrière Jean Fournier, l’entreprise affirme être à l’écoute des résidents et soutient avoir mis en place différentes mesures afin de réduire les nuisances liées à ses activités. 

Elle assure également respecter l’ensemble des normes et des autorisations qui encadrent son exploitation.

Au fil des années, la vice-présidente de l’entreprise, Anne Fournier, indique avoir reçu « occasionnellement » des préoccupations de citoyens, principalement en lien avec les dynamitages effectués à la carrière située à proximité du quartier Saint-Georges.

« Nous considérons ces démarches comme légitimes et nous prenons chacune des demandes au sérieux lorsqu’elles nous sont communiquées », mentionne-t-elle en entrevue avec Le Manic.

L’entreprise précise que sa porte demeure ouverte aux résidents qui souhaitent obtenir de l’information ou discuter de leurs préoccupations. Lorsque la situation le justifie, des représentants se déplacent également sur le terrain afin d’effectuer des observations ou des vérifications techniques.

« Nous croyons qu’une bonne partie des inquiétudes peut souvent être apaisée par le dialogue et le partage d’informations factuelles. C’est pourquoi nous privilégions une approche transparente basée sur l’écoute, les échanges respectueux et les données objectives », ajoute Grégory Perron, ingénieur et chargé de projet.

Des ajustements aux dynamitages

Anne Fournier et Grégory Perron affirment que la qualité de vie des citoyens fait partie des éléments pris en considération dans la planification des opérations.

L’entreprise a d’ailleurs apporté des ajustements techniques à ses méthodes de dynamitage afin d’en réduire les impacts. De plus, l’exploitation actuelle est orientée de manière à s’éloigner progressivement du secteur Saint-Georges « exclusivement dans le but de diminuer les perceptions et les inconvénients associés aux opérations de dynamitage ».

Les périodes de dynamitage sont aussi planifiées, lorsque possible, à des moments où une grande partie des résidents est au travail. « La dernière fois, le dynamitage a été effectué à 17 h 30 en raison de soucis techniques, mais c’est rare que ça arrive », explique M. Perron.

Une exploitation encadrée

Questionnée sur les normes environnementales, la PME assure exploiter sa carrière en vertu d’un certificat d’autorisation délivré par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC).

Cette autorisation est accordée à la suite d’analyses réalisées par différentes instances gouvernementales et municipales, dont la Ville de Baie-Comeau.

Certaines exigences réglementaires imposent la réalisation d’études par « des firmes externes, indépendantes et spécialisées », notamment pour s’assurer du respect des normes applicables.

« Jean Fournier inc. exploite sa carrière dans le respect des lois, règlements, normes et autorisations qui encadrent ses activités », témoigne l’entreprise.

Contrairement à la perception exprimée par certains citoyens, le gestionnaire de la carrière affirme ne pas avoir agrandi sa zone d’exploitation récemment.

« Nous exploitons toujours à l’intérieur des limites de notre propriété. De plus, l’intensité de nos activités n’a pas augmenté. Les opérations se poursuivent de façon comparable à ce qui se faisait dans les dernières années », fait savoir Anne Fournier ajoutant qu’aucun changement majeur n’est prévu à court terme.

Le volume des activités continuera plutôt de varier selon les contrats obtenus et les besoins du marché.

La carrière Jean Fournier est exploitée au même endroit depuis les années 1980. L’entreprise familiale, fondée à Baie-Comeau il y a plus de 60 ans, souligne avoir employé plus de 2 000 personnes au fil de son histoire.

Elle compte aujourd’hui plus de 50 employés et se dit fière de contribuer à l’économie régionale par ses investissements, ses achats auprès de fournisseurs locaux ainsi que les taxes et redevances versées annuellement.

« Depuis trois générations, notre engagement envers Baie-Comeau et sa population demeure le même : contribuer au développement de notre région tout en étant à l’écoute des préoccupations de notre communauté », conclut Anne Fournier.

Notons que l’oxygène de l’entreprise Jean Fournier est l’exploitation de sa carrière qui lui fournit la matière première pour les différents travaux qu’elle exécute. 

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