Séance de Baie-Comeau : une salle pleine pour parler de la carrière Jean Fournier et Marinvest
La salle du conseil était remplie pour la séance du 24 août de la Ville de Baie-Comeau. Il y avait même des gens assis à l’extérieur de la salle. Photo Karianne Nepton-Philippe
Les inquiétudes concernant la carrière Jean Fournier et le projet de GNL de Marinvest Energy ont teinté la période de questions, lors de la séance du conseil de Baie-Comeau le 24 août, qui a duré près d’une heure. La salle du conseil débordait, on y comptait une cinquantaine de personnes.
En majorité, ce sont des citoyens du quartier Saint-Georges qui se sont déplacés afin de questionner le conseil au sujet de la carrière Jean Fournier.
Le point principal soulevé : les plaintes. Dans un article du 13 août du Manic, l’agent aux communications de la Ville précisait que celle-ci n’avait reçu « aucune plainte officielle » des résidents du quartier. Chose que ceux-ci ont démentie.
« Ça m’a déçue de lire ça, parce que moi-même, le 18 juin, j’ai écrit à la Ville de Baie-Comeau, comme plusieurs de mes concitoyens qui ont écrit ou appelé », a lancé la citoyenne Valérie Gagnon.
De son côté, Alain Bérubé, un autre citoyen du quartier, avait en main une lettre du directeur général de la Ville, François Corriveau, datée de 2012, attestant recevoir « de nombreuses plaintes des résidents du quartier Saint-Georges concernant l’intensité des explosions provenant du dynamitage de la carrière ».
Le maire Michel Desbiens a précisé que, lors des demandes à ce sujet, « il n’y avait pas de plainte dans le système de requête de la Ville ».
« Il n’y avait pas de système informatique des plaintes formelles, mais j’ai vérifié après dans les archives et on a trouvé des plaintes », a-t-il ajouté.
La Ville possède peu de leviers
Rappelons que le 4 août, des citoyens ont pris part à une rencontre avec le conseiller du quartier, Marc Rainville, pour parler des répercussions de la carrière Jean Fournier sur leur qualité de vie.
Un comité citoyen a été formé et demande essentiellement des actions de la part de Baie-Comeau.
Lundi soir, ils sont quelques-uns à s’être présentés au micro pour verbaliser leur requête à la Ville. De ce côté, le maire de Baie-Comeau a répété à plusieurs reprises que « la Ville n’a pas beaucoup de leviers pour intervenir ».
Il a mentionné que, même avec un changement de zonage, la carrière pourrait « fonctionner sur les droits acquis ».
« Vous n’allez pas aimer ma réponse, mais je ne vais pas vous mentir », a-t-il martelé plus d’une fois aux citoyens qui ont exprimé leur mécontentement.
M. Desbiens a alors ouvert la porte à rencontrer des représentants du comité citoyen avec le conseiller Marc Rainville et a aussi invité les citoyens à effectuer un recours collectif.
Marinvest : « Je n’ai pas de temps à perdre. »
« Je n’ai pas de temps à perdre. Je ne peux pas me permettre de travailler sur des choses qui n’existent pas », a répété le maire de Baie-Comeau au sujet du projet de GNL de Marinvest Energy.
Alors que ce dernier n’a toujours reçu aucun projet de la part de l’entreprise, il n’est pas allé plus loin dans ses commentaires.
Ce n’est pas la première fois que le conseil se fait questionner sur le sujet en séance municipale. Les gens qui se sont avancés au micro voulaient à nouveau connaitre la position du maire face au projet, mais aussi être rassurés du processus d’études environnementales.
« On va commencer par avoir une présentation au conseil et ensuite, ça va être la compagnie qui devra faire ses présentations aux citoyens, un peu Hy2gen l’a fait », a répondu le maire.