Une scénariste de Nutashkuan reçoit l’appui de la SODEC
Lily Bellefleur se donne comme mission personnelle de faire valoir la voix de sa nation innue à travers ses œuvres. Photo courtoisie
La scénariste de Nutashkuan, Lily Bellefleur, travaille à l’écriture de son nouveau court métrage de fiction, Mitso, un projet qui bénéficie d’un financement de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).
C’est le 14 août que Lily Bellefleur et son coscénariste, Neegan Trudel, réalisateur wendat, ont appris la bonne nouvelle : leur projet a obtenu un financement de la SODEC. Une annonce accueillie avec enthousiasme par les deux artistes, qui peuvent ainsi poursuivre l’écriture de leur scénario.
À noter que ce financement est issu du concours accès SODEC auquel M. Trudel a participé et qu’il a remporté dans le cadre de sa formation à l’Institut national de l’image et du son (INIS).
« On est très excité pour ce qui s’en vient, on était vraiment heureux de recevoir ce courriel-là », déclare Lily Bellefleur.
Pour ce qui est du synopsis, la jeune femme explique que cette fiction met en lumière la rencontre entre un jeune Autochtone urbain de 24 ans, à Montréal, à la recherche d’un nouvel emploi, et un jeune entrepreneur cherchant à recruter des clients pour des contrats.
La rédaction du scénario devrait se terminer d’ici la fin de l’automne, mais les deux artistes sont encore à l’étape de l’élaboration de l’échéancier. Il est donc impossible, pour le moment, de déterminer la date de sortie de l’œuvre.
S’il s’agit du premier court-métrage de fiction de Lily Bellefleur, c’est loin d’être sa première réalisation cinématographique. En effet, la Nutashkuaniunnu est déjà à l’origine de plusieurs documentaires à saveur innue.
Elle a notamment collaboré aux documentaires Les couleurs du passé, Guerriers de demain et Se souvenir : l’histoire des vétérans autochtones. Sur ces productions, elle a notamment rempli le rôle de productrice au contenu.
Lily Bellefleur travaille aussi sur deux nouveaux documentaires, l’un sur la santé mentale des jeunes issus des Premières Nations et l’autre sur la sexualité chez les Autochtones.
« Ma priorité absolue dans tous les documentaires que je fais, il y a toujours une dimension innue. Il y a toujours des personnages innus et, même dans l’équipe technique, j’invite les Innus aussi en premier », déclare Lily Bellefleur, qui souhaite mettre la culture et l’identité innues au centre de ses créations.
Celle-ci n’avait jamais planifié travailler dans ce domaine. « Je n’ai pas étudié dans le domaine, j’ai fait mon entrée en apprenant sur le terrain et je me perfectionne présentement avec des cours à l’INIS », ajoute-t-elle.