Camille Bouchard sort son 120e roman

Par Renaud Cyr 6:30 AM - 7 septembre 2026
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Une photographie prise par le Lt. Colonel Patterson lui-même au terme de sa chasse au lion mangeur d'homme. Photo Field Museum

Camille Bouchard va faire paraître son tout nouveau livre Tsavo le 14 septembre, qui réinterprète l’histoire d’un lieutenant-colonel britannique en Afrique qui va à la chasse au lion.

Ne prévoyez pas de signet tout de suite car les lions dont il est question dans le nouveau livre du Forestvillois risquent de vous faire dévorer le livre de 192 pages d’une traite.

Il s’agit d’animaux mythiques qui ont terrorisé les membres d’une expédition britannique chargée de construire un pont sur la rivière Tsavo dans l’actuel Kenya en 1898 et 1899.

« C’est une anecdote qui est arrivée pour de vrai! », explique Camille Bouchard avec entrain.

Lions mangeurs d’hommes

Le tout commence avec notre homme John Henry Patterson, envoyé par la Compagnie britannique impériale d’Afrique de l’Est pour superviser la construction d’un chemin de fer.

Cependant, deux lions décident que cette construction banale n’aura pas les allures d’un long fleuve tranquille.

Les lions mangeurs d’hommes rôdent alors autour du chantier et emportent des hommes nuit après nuit, semant la panique et la consternation dans les rangs de l’expédition.

C’est dès lors qu’on suit le militaire, lui qui doit désormais doit affronter des créatures qui semblent incarner la révolte de la nature contre l’avancée humaine.

« Il y a un ordre chronologique qui commence dès que le lieutenant-colonel est mis au courant que des hommes disparaissent en raison des lions mangeurs d’hommes, qui va jusqu’à ce qu’il finisse lui-même par tuer les lions », résume l’auteur.

John Henry Patterson triomphe après quelques mois en tuant les deux bêtes, non sans y avoir laissé une partie de santé et des employés du chantier.

Les deux fauves mesuraient 2,70 mètres de longueur, et nécessitaient plusieurs paires de bras pour les déplacer.

Journal personnel

Durant toutes ces folles aventures, le lieutenant-colonel a tenu près de lui un journal personnel dans lequel il a décrit ses activités avec précision.

Certaines parties de l’histoire ont toutefois été romancées au fil des diverses adaptations.

Camille Bouchard a décidé que son adaptation allait passer par ce qu’a écrit le militaire, avec une importance donnée aux détails journaliers.

« Je me suis vraiment basé sur les faits qu’on retrouve dans ses écrits. Il y a beaucoup de détails techniques sur le chemin de fer et tout ça, donc j’ai uniquement écris sur comment se déroule la chasse au lion », révèle Camille Bouchard.

Sensibilisation

L’auteur dit être tombé sur le livre de John Henry Patterson par hasard plus tôt dans l’année, ce qui l’a motivé à en faire un livre à sa sauce.

« Je me suis dit que ce serait un beau livre d’aventure pour mes jeunes de 12 ans et plus », détaille-t-il, en affirmant que les histoires d’animaux parlent toujours aux adolescents.

Le 120e livre de Camille Bouchard sera disponible partout le 14 septembre. Photo Facebook

« Même moi, je me souviens quand j’avais leur âge, ça m’intéressait pas mal », note-t-il.

Même si les animaux n’ont pas le beau rôle dans l’histoire, Camille Bouchard estime qu’il s’est affairé à faire ressortir leur bon côté dans le livre.

« Mon but c’est toujours de sensibiliser les gens à l’importance des animaux et de l’environnement. C’est aussi un peu plus facile de montrer ça à mes jeunes lecteurs », juge-t-il.

Voyage en Afrique

Même si l’histoire se déroule en Afrique, Camille Bouchard n’a pas eu de misère à s’y imaginer pour la décrire.

Il a d’ailleurs visité le continent africain par le passé, et a intégré dans son roman quelques pépites de savoir, comme la prononciation de certains éléments locaux.

« C’est le genre d’éléments que je vais chercher dans mes carnets de voyage qui me permet de rendre ça encore plus vivant dans le livre », explique-t-il.

M. Bouchard indique également avoir eu recours à des apartés littéraires pour éclairer certains aspects méconnus de l’histoire durant la lecture, mis en évidence avec une police de caractère différente du reste du texte.

« Je m’en suis servi pour montrer que les serviteurs du lieutenant-colonel ne se sentent pas très bien traités par lui par exemple, ou pour donner des explications modernes qui n’étaient pas connues de John Henry Patterson à l’époque où il écrivait », termine le Forestvillois.

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