En inspirer d’autres en laissant une empreinte pour son fils, Alyson lance Stade 4 – ma vie avec le cancer

En inspirer d’autres en laissant une empreinte pour son fils, Alyson lance Stade 4 – ma vie avec le cancer

Alyson Beauchesne-Lévesque respire la joie de vivre, malgré le cancer de stade 4 avec lequel elle vit depuis deux ans. Photo Facebook

Baie-Comeau – Stade 4 – ma vie avec le cancer. Si le titre du livre parle de lui-même, son auteure, Alyson Beauchesne-Lévesque, souhaite qu’il soit inspirant pour des personnes touchées par la maladie et, surtout, qu’il constitue un héritage destiné à son fils de cinq ans et demi.

« Mon histoire, je trouvais qu’elle était inspirante. Je voulais la partager pour inspirer les autres et surtout, laisser une empreinte pour mon fils Charles », raconte la jeune femme de 30 ans. L’absence de livre de soutien consacré au cancer de stade 4 l’a aussi portée à publier, explique-t-elle.

« Ce qu’il y avait au niveau des films, je trouvais que c’était dramatique. Stade 4, ça ne veut pas dire qu’on meurt le lendemain », insiste l’énergique auteure. Elle en est la preuve, elle qui vit depuis deux ans avec un cancer du sein avec métastases aux os de stade 4.

Le diagnostic

Le 7 octobre 2016, Alyson Beauchesne-Lévesque reçoit un diagnostic de cancer du sein. Le jour même de son 28e anniversaire, le 24 octobre, le diagnostic s’aggrave. Il s’agit d’un cancer métastatique aux os de stade 4.

L’opération ainsi que les traitements de chimiothérapie et de radiothérapie qu’elle devait subir après son premier diagnostic, il fallait tout oublier. Quand les métastases aux os ont été identifiées, le chirurgien lui a tout simplement dit qu’il ne pouvait rien faire de plus, raconte celle qui gardait pourtant sa soif de vivre.

La jeune femme a toujours aimé dessiner. « Plus jeune, je dessinais pour me vider la tête », explique la soudeuse de métier. Aussi, dès que le verdict est tombé, elle s’est mise tout naturellement à dessiner des personnages dans des contextes de cancer.

Elle a ajouté des mots et des phrases. « J’avais tout le temps le goût de vulgariser en écrivant », souligne-t-elle, en précisant que son livre renferme environ 50 % de dessins et 50 % de textes, notamment dans des bulles.

Une maison d’édition

Par l’entremise d’une personne au fait de ce qu’elle dessinait et écrivait, une maison d’édition l’a approchée, en l’occurrence Les Éditions de l’Homme. Et le 26 septembre dernier, Stade 4, ma vie avec le cancer sortait.

Le premier lancement s’est déroulé à Montréal le jour même de la sortie. « On attendait 30 à 40 personnes, j’en ai eu facilement le double », mentionne l’auteure.

Un autre lancement se tiendra le vendredi 12 octobre, cette fois-ci dans sa ville d’adoption. Les gens sont attendus au Bistro La Marée haute de 17 h à 21 h. Des livres seront en vente sur place.

« Je suis fière de mon livre. Tous les gens qui le lisent me disent qu’il se lit d’une traite », précise la jeune femme.

Dans la résilience

Alyson Beauchesne-Lévesque souhaite que la lecture de son livre permette à des gens touchés par le cancer de garder confiance et de vivre dans la résilience, cette résilience qui est sienne.

Elle affirme que « dans chaque chose qu’on vit dans la vie, il y a toujours quelque chose de positif à aller chercher »

La maman espère aussi que son livre aidera des parents à faire l’annonce du cancer à leur enfant.

Chacun à sa façon

« Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises façons, mais je donne mon alternative à moi. C’est par le dessin que je lui ai appris. On a dessiné ensemble », raconte-t-elle. Son ex-conjoint a aussi apporté sa contribution en disant au petit Charles que « maman a une bibitte dans son ventre, c’est un cancer ».

Actuellement, la maladie est stable et c’est tant mieux. « Tant qu’il dort, on est content. J’ai un traitement d’hormonothérapie aux trois semaines », précise Alyson Beauchesne-Lévesque.

Tout récemment, elle a cependant fait une réaction à la médication. Il est possible qu’elle ait développé une intolérance, dit celle qui est suivie tant à l’hôpital de Baie-Comeau qu’à celui de Saint-Jérôme.

La jeune femme habite Baie-Comeau depuis septembre 2017. Même si c’est l’amour qui l’a amenée chez nous, elle explique avoir passé une bonne partie de son enfance à Rimouski et s’être toujours dit, à son départ pour Montréal avec sa mère à l’âge de 10 ans, qu’un jour, elle reviendrait vivre près du fleuve.

« Baie-Comeau, ça me fait penser beaucoup au Rimouski de mon enfance », souligne-t-elle. « Le fleuve tempère l’humidité et j’ai beaucoup moins mal au corps », ajoute-t-elle.

Son déménagement chez nous rime aussi avec stress en moins puisqu’elle a fait le choix de ne plus travailler. « Je suis bénévole. Ma paye est dans le cœur plus que dans le compte de banque », conclut-elle.

Fait à noter, la volubile jeune femme présentera une conférence sur le thème Vivre dans la résilience le samedi 20 octobre, sur le coup de 19 h 30, au resto-bar Le Blues.

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