Autisme : une hausse de 567 % en 15 ans sur la Côte-Nord

Autisme : une hausse de 567 % en 15 ans sur la Côte-Nord

En raison notamment de l’amélioration des tests de dépistage, les cas d’autisme ont carrément explosé sur la Côte-Nord ces dernières années, dénotent les statistiques en la matière. Photo iStock

Baie-Comeau – La flambée du nombre de jeunes atteints de l’un des troubles du spectre de l’autisme (TSA) est réelle et les statistiques colligées par le Système intégré de surveillance des maladies chroniques du Québec le prouvent.

Selon ces données transmises par le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord (CISSS), en 2015-2016, on dénombrait en région quelque 200 jeunes âgés de 1 à 24 ans ayant reçu un diagnostic de TSA au cours de leur vie. Il s’agit littéralement d’une explosion des cas.

En effet, en l’espace de 15 ans, le nombre de personnes de ce groupe d’âge ayant été diagnostiquées a bondi de 567 %, révèle Pascal Paradis, conseiller en communication au CISSS Côte-Nord.
La croissance est plus marquée chez les garçons. Ces derniers représentent d’ailleurs 175 des 200 cas identifiés en région.

L’importante hausse du nombre de cas en 15 ans s’explique par la mise en place, au fil du temps, de tests de dépistage. D’ailleurs l’identification plus précoce des enfants (12 à 30 mois) est une pratique clinique qui se confirme de plus en plus.

Prévalence en région
La prévalence d’être atteint d’un TSA est de 8 cas sur 1000 sur la Côte-Nord. À la grandeur du Québec, elle est de 12 pour 1000. L’écart est pour le moins significatif.

Toutefois, l’Institut national de santé publique du Québec prévient que les différences de la prévalence d’une région à l’autre peuvent notamment s’expliquer par l’offre de services en dépistage et en détection de cas.

« Par exemple, l’attente pour les diagnostics en pédopsychiatrie et l’absence de cliniques privées sur la Côte-Nord pour diagnostiquer les TSA pourraient influencer à la baisse le nombre de cas », précise M. Paradis.

Trisomie
En matière de trisomie, le CISSS n’avait pas de données à portée de main, la semaine dernière, sur le recul ou non du nombre de cas en raison de l’absence du spécialiste en statistiques. Par contre, la tendance à la baisse semble s’observer.

« Il semble effectivement y avoir moins d’usagers trisomiques, mais nous n’avons pas de chiffres à l’appui », confirme le conseiller en communication.

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