La récolte des canneberges s’annonce sensationnelle à Chute-aux-Outardes

La récolte des canneberges s’annonce sensationnelle à Chute-aux-Outardes

Copropriétaire de l’entreprise Les canneberges de la Côte-Nord, Yvan Desjardins souligne que les petits fruits qui poussent à sa plantation de Chute-aux-Outardes se démarquent par leur haut taux d’antioxydants. Photos Le Manic

Baie-Comeau – L’entreprise Les canneberges de la Côte-Nord s’attend à connaître une saison du tonnerre. La récolte, sur le point de se terminer (si ce n’est déjà fait), devrait permettre d’égaler le sommet historique d’un million de livres engrangées.

Le Manic a visité la plantation de Chute-aux-Outardes la semaine dernière. Au même moment, un groupe d’élèves en enseignement adapté de l’école secondaire Serge-Bouchard partait aussi à la découverte de la culture biologique de la canneberge.

Les canneberges de la Côte-Nord sont propriété de Claudie Canuel et Yvan Desjardins. Les producteurs terminent leur 12e saison de récolte. Dans les faits, cette récolte s’est amorcée le 8 octobre et devrait se terminer ces jours-ci.

Le cap du million de livres a été atteint une seule fois depuis la première récolte en 2006. Un million de livres, c’est énorme! En effet, la production moyenne annuelle du petit fruit rouge oscille plutôt autour de 700 000 à 800 000 livres dans l’ensemble de ses 20 bassins. D’une superficie de 2,5 acres chacun, ils renferment les plants de canneberges.

Une fois le temps de la récolte arrivé, les bassins sont inondés. Les plants sont ensuite battus pour en extraire les fruits qui se retrouveront à flotter à la surface grâce à l’air qu’ils contiennent. Grâce à l’installation d’estacades, les canneberges sont contenues dans un secteur du bassin. Enfin, leur récolte s‘effectuera par un principe de siphonnage.

La production couvre une superficie de 50 acres, mais le terrain disponible pourrait permettre de la doubler. Par contre, pour le moment, aucun projet d’expansion n’est dans l’air, assure M. Desjardins. Dans l’état actuel des choses, l’entreprise agricole en a plein les bras.

L’arrosage

L’importante production de la saison 2018, l’agriculteur l’explique notamment par la météo de juillet, marquée par la chaleur et le peu de pluie. Il y a aussi tous les bons soins apportés aux cultures.

Contrairement à d’autres entreprises agricoles ayant souffert du manque d’eau cet été, Les canneberges de la Côte-Nord s’en sont bien tirées. « Moi, j’arrose tous les matins quand il ne mouille pas. Je n’ai pas manqué d’eau, car j’avais de bonnes réserves », s’enorgueillit M. Desjardins.

Encore au début de la semaine dernière, il était sur place à la plantation avant le lever du soleil pour arroser pendant deux bonnes heures.

Climat de rêve

La Manicouagan offre un climat de rêve pour la culture de la canneberge. Les nuits fraîches jumelées aux journées relativement chaudes procurent au petit fruit des propriétés particulières. Quand il fait froid, le fruit se défend et devient plus rouge, donc meilleur en anthocyanines, un puissant antioxydant.

Les antioxydants, faut-il le rappeler, permettent de prévenir l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de diverses maladies liées au vieillissement. « Avec la qualité de canneberges que j’ai ici, il n’y en a pas (de semblable) dans le reste du Québec », insiste M. Desjardins avec fierté.

Après leur récolte, les canneberges de la Manicouagan sont transportées par camion jusqu’à Notre-Dame-de-Lourdes dans le Centre-du-Québec, où elles sont nettoyées.

Par la suite, elles sont acheminées à une entreprise du Massachusetts pour y être transformées en divers produits destinés au marché américain.

Fait à noter, quand Claudie Canuel et Yvan Desjardins ont décidé de se lancer en affaires à Chute-aux-Outardes, c’était la culture du bleuet qui était dans leur mire. « On voulait faire du bleuet, mais les agronomes nous ont dit : « Starter la canneberge, sur la Côte-Nord, c’est possible » », explique l’agriculteur.

C’est ainsi que la cannebergière est venue au monde. Une autre est en exploitation en Haute-Côte-Nord, aux Escoumins précisément.

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