Grâce à un tournoi de volley-ball – Le Projet MAVIE perçoit 1 100 $

Grâce à un tournoi de volley-ball – Le Projet MAVIE perçoit 1 100 $

Certains adultes handicapés impliqués dans l’organisme étaient présents lors de l’événement. On peut apercevoir Pierre-Luc Richard devant la cantine.

Baie-Comeau – Le Projet MAVIE use d’originalité lorsqu’il est question de campagne de financement. Le tout récent tournoi de volley-ball organisé au profit de l’organisme lui permet de mettre la main sur 1 100 $.

Sous le soleil présent tout au long de la fin de semaine, un total de 21 équipes a participé au tournoi de volley-ball de plage au profit du Projet MAVIE, qui se veut être le Mouvement pour l’accomplissement, la valorisation, l’intégration sociale et l’émancipation des personnes handicapées.

Ensemble, les participants ont amassé la somme de 1 100 $, une somme qui comprend l’argent des inscriptions, des produits de la cantine et des dons.

La location des terrains auprès de la ville devait s’élever à 22 $ l’heure. L’organisation a su éviter ces coûts par la demande de gratuité des terrains. Devant la bonne cause desservie par l’événement, la ville n’a pu qu’accepter.

Les membres de l’organisation sont fiers des résultats de cette première édition. La réussite de l’événement incite d’ailleurs les organisateurs à renouveler l’expérience pour l’an prochain.

Employée étudiante

Marie-Ève Pelletier est l’employée étudiante à l’origine de cette campagne de financement. Impliquée dans le monde du volley-ball de plage, il lui semblait naturel de proposer l’idée d’un tournoi à sa supérieure.

La jeune femme en était pourtant à ses débuts dans le monde de l’organisation. « Certaines catégories ont dû être jumelées pour assurer le bon fonctionnement du tournoi », souligne-t-elle pour illustrer les difficultés qu’elle a rencontrées lors des démarches.

Pour l’étudiante en éducation spécialisée, travailler au sein de l’organisme MAVIE constitue une chance en or. « Je me suis attachée à eux », souligne Marie-Ève sans vouloir quitter les participants du projet.

Et elle remplit ses fonctions avec brio. « On aimerait l’engager à l’année, mais pour l’instant le budget permet de l’engager jusqu’en août », avoue Annie Boisseau, coordonnatrice du Projet MAVIE, à l’égard de Marie-Ève.

Financement

Comme l’organisme en est un à but non lucratif, il lui est parfois difficile de remplir tous ses besoins financiers. C’est en ce sens qu’elle se doit de tenir des campagnes de financement annuelles. « En somme, 40 000 $ sont acheminés par le gouvernement alors que le budget confirme des dépenses de 100 000 $ », indique Mme Boisseau.

« Annie aimerait mettre sur pied plein de programmes, mais elle n’a pas le temps puisqu’elle doit gérer le budget, raconte Marie-Ève. C’est triste de se dire qu’on n’a pas assez d’argent pour accueillir plus de jeunes ou organiser plus d’activités », poursuit-elle.

Objectifs

« On veut leur montrer ce qu’ils peuvent faire par eux-mêmes, assure la coordonnatrice de MAVIE. On veut les intégrer socialement, leur donner ce qui est donné à tous les autres adultes. »

« Ce sont pour la plupart des adultes handicapés qui terminent leurs études à 21 et qui ne travailleront jamais de leur vie. Je ne les laisserai pas passer leurs journées à écouter la télévision », témoigne Annie Boisseau, remplie de bonnes volontés.

« Avec nous, des activités mensuelles sont programmées et les participants choisissent celles qui les intéressent », explique la coordonnatrice. Sorties sportives, ateliers de créations et lectures sont des activités que l’on retrouve au programme de MAVIE.

De plus gros projets sont également proposés aux participants. Concrètement, ils ont la chance de participer à des sorties à la microbrasserie St-Pancrace, de même qu’à un voyage dans la région de Charlevoix.

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