Les Coasters : histoires humaines et images époustouflantes

Les Coasters : histoires humaines et images époustouflantes

Nicolas-Alexandre Tremblay et Stéphane Trottier ont passé la fin de semaine à Baie-Comeau pour présenter le film Les Coasters et échanger avec les gens. Photo Le Manic

Baie-Comeau – La Basse-Côte-Nord dans toute sa splendeur, ses paysages d’une incroyable beauté, les témoignages émouvants et le mode de vie de ceux qui l’habitent, c’est ça Les Coasters.

Documentaire signé Stéphane Trottier, Nicolas-Alexandre Tremblay et Mathieu Landry, le film Les Coasters a été à l’affiche de Cinoche le week-end dernier et le sera également lors du prochain. Il s’agit d’une production qu’il faut voir pour se remplir les yeux d’images extraordinaires, mais aussi pour découvrir le mode de vie de ses habitants. Des gens qui, même s’il peut être difficile de le réaliser tant leur quotidien est différent, vivent sur la Côte-Nord, tout comme nous.

Les trois compères de Montréal ont décidé que la Basse-Côte-Nord méritait qu’on en fasse un film documentaire. La bougie d’allumage aura été un tournage corporatif effectué sur place par Mathieu Landry, directeur photo du film Les Coasters.

À son retour, le cinéaste a raconté à ses deux amis tout ce qu’il avait vu et entendu sur la façon de vivre de cette population et ce fut suffisant pour déclencher une étincelle, ont expliqué Stéphane Trottier et Nicolas-Alexandre Tremblay en entrevue avec Le Manic, samedi, au sortir d’une projection du documentaire. « On a été curieux d’en savoir plus parce qu’on ne connaissait pas l’endroit du tout », a précisé le deuxième.

Huit séjours

Un premier voyage en Basse-Côte-Nord a été effectué afin de faire du repérage et décider si l’idée allait devenir un projet. On était en novembre 2015. « C’était déprimant partout », a indiqué Nicolas-Alexandre Tremblay. À leur retour, rien n’était sûr.

Qu’à cela ne tienne, l’équipe est repartie là-bas « in extremis » en février 2016 en plein tournoi de hockey pendant le festival d’Harrington Harbour. Et là, ce fut la révélation. « On s’est dit, oui, il y a un film (à faire) ici », a poursuivi l’homme.

Le documentaire se sera réalisé sur une période de trois ans, des premières recherches jusqu’au lancement en novembre 2018. Au total, huit voyages, de deux à trois semaines chacun, auront été nécessaires pour bien s’imprégner de la vie des gens, les écouter se raconter et immortaliser de petits et grands moments de leur quotidien à la caméra. Sept de ces voyages ont été réalisés en Basse-Côte-Nord et un à Sept-Îles.

Le leitmotiv

« Si on pouvait résumer en une phrase le leitmotiv du film, c’est de montrer pourquoi les gens luttent pour préserver ce mode de vie-là », a souligné Nicolas-Alexandre Tremblay.

La présence des communautés francophone, anglophone et innue et le fait qu’elles ne soient pas reliées par la route créent un isolement. « Ça force un peu un esprit de communauté très fort et c’est surtout ça qui nous a parlé », a renchéri Stéphane Trottier, tout en reconnaissant que les festivités entourant le Carnaval d’Harrington Harbour auront été un moment tournant.

Le documentaire Les Coasters présente les défis propres à chaque communauté, mais en même temps, montre qu’elles sont toutes unies par un même mode de vie.

Côté images, certaines ont été captées à l’aide d’un drone. « Ça permet de prendre vraiment la mesure du territoire, le territoire et les gens qui y vivent », explique Nicolas-Alexandre Tremblay. D’ailleurs, si le film fait tantôt rire et tantôt étouffer un sanglot, il arrive très souvent que les yeux des spectateurs ne soient pas assez grands pour admirer la magnificence des paysages et des scènes croquées.

Est-ce que Les Coasters auront un impact sur le développement du tourisme dans ce coin du Québec? Le duo Trottier et Tremblay croit bien que oui.

Il est d’ailleurs possible que les deux coréalisateurs participent en février, avec une délégation de Tourisme Côte-Nord, à l’événement Montréal en lumière, au sein duquel la Côte-Nord est la région vedette du volet gastronomique.

Fait à noter, une tournée s’amorcera le 30 janvier afin de présenter le film à de nombreuses communautés sur le territoire compris entre Sept-Îles et Blanc-Sablon. Sur le chemin du retour, des arrêts sont prévus à Québec et à Trois-Rivières.

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