Les Métaux canadiens sur le point d’acheter leur terrain

Les Métaux canadiens sur le point d’acheter leur terrain

Le président des Métaux canadiens, René Boisvert. Photo courtoisie

Baie-Comeau – Le projet des Métaux canadiens d’établir son usine d’alliage de silicium à Baie-Comeau vient d’atteindre « une étape qu’on est contents de franchir » aux dires du maire Yves Montigny, soit le dépôt d’une lettre d’intention pour l’achat d’un terrain de 43 hectares au nord du parc industriel Jean-Noël-Tessier.

« La lettre d’intention permet de faire avancer ceux qui doivent fournir des services en lien avec ce terrain, comme l’électricité et la route d’accès », a souligné le maire, insistant sur ce dernier point. L’entreprise lorgne en effet un terrain qui n’est pas relié au tronçon récemment construit pour se rendre à la future usine de Mason Graphite, tronçon qui sera éventuellement relié à la route 389.

« La compagnie arrive à vitesse grand V pour s’installer ici. Ma crainte, c’est que le gouvernement prenne du temps, et ça lui arrive des fois. Je ne veux surtout pas que ce projet soit retardé parce que le chemin ne se rend pas au terrain », de faire valoir M. Montigny en signalant que « ce n’est pas pour rien » qu’il tient tant à la mise sur pied d’un comité de suivi des travaux d’amélioration de la 389.

L’accord entre la Ville et Les Métaux canadiens est valide jusqu’au 31 décembre 2019, d’où l’intérêt de faire vite pour le chemin d’accès. « Baie-Comeau n’a pas les moyens de retarder des projets, particulièrement dans le domaine minier », a affirmé l’édile.

Rappelons que Les Métaux canadiens projettent d’investir plus de 300 M$ pour leur projet d’usine. L’entreprise entend produire annuellement 50 000 tonnes de silicium métal destiné au marché américain, à compter de 2020. Plus de 200 emplois directs seraient liés à ces opérations.

Selon l’échéancier actuel de la compagnie, la construction de l’usine de transformation se déroulera entre 2019 et 2020. La mise en service du premier des trois fours à arc électrique devrait se faire un an plus tard.

La matière première traitée à l’usine de Baie-Comeau proviendra du gisement de silice Langis, non loin de Matane, que la compagnie qualifie de haute pureté. Les Métaux canadiens possèdent déjà les autorisations environnementales pour exploiter ce dépôt de silice.

L’étude pour le prolongement d’une ligne d’alimentation électrique dans le secteur est également en cours. L’entreprise estime avoir besoin de 120 mégawatts pour ses opérations.

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