Baisse des possibilités forestières sur la Côte-Nord – PFR appréhende les conséquences dans le futur

Baisse des possibilités forestières sur la Côte-Nord – PFR appréhende les conséquences dans le futur

Les possibilités forestières viennent d'être réduites sur la Côte-Nord. Photo archives Le Manic

Baie-Comeau – Dans sa mise à jour du 1er avril, le Forestier en chef, Louis Pelletier, impose une réduction des possibilités forestières de 76 000 mètres cubes de bois sur la Côte-Nord. Si dans l’immédiat, la décision n’a pas d’impact sur les opérations de Produits forestiers Résolu (PFR), elle risque d’en avoir dans le futur.

À la suite de divers éléments touchant la gestion et l’aménagement du territoire forestier de la Côte-Nord, dont le projet d’aire protégée des Caribous-Forestiers-de-Manouane-Manicouagan, le Forestier en chef fait passer les possibilités forestières de 3 882 800 à 3 806 700 mètres cubes de bois pour la période 2018-2023. La région est la seule au Québec qui fait les frais d’une mise à jour.

« Cette réduction d’approvisionnement, à court terme dans notre garantie d’approvisionnement, ça ne vient pas réduire nos opérations, mais ça vient fragiliser ceux qui sont sur la Côte-Nord à plus long terme. Ça vient fragiliser de façon importante le futur », indique Karl Blackburn, porte-parole de PFR.

Présentement, l’industriel forestier se concentre à la récupération de la fibre affectée par la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE). Un jour viendra où ce bois sera récupéré et il faudra déplacer les opérations.

Or, la réduction des capacités forestières au sud de la région risque de l’obliger à regarder plus au nord. En raison de la distance et de la géographie particulière tout en montagnes et en rivières, la rentabilité est loin d’être assurée.

Prolongation de programme

PFR demande au gouvernement du Québec de prolonger au-delà des cinq ans prévus son programme d’aide à l’industrie forestière nord-côtière pour faire face à l’infestation de la TBE et aux particularités de la région. En place depuis 2015, ce programme vise à reconnaître la juste valeur de la fibre récoltée.

« Il est important que ce programme puisse rester là à long terme », insiste M. Blackburn. Selon lui, en raison de l’immensité du territoire, il est économiquement impossible de justifier des opérations pour récolter la fibre disponible au nord.

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