Vrilles : une cure de jouvence pour une sculpture

Vrilles : une cure de jouvence pour une sculpture

Le créateur de l’œuvre Jérémie Giles, a participé à la tâche de restauration en compagnie de son acolyte, l’artiste Don Darby. Photo Daniel Le Saulnier

Baie-Comeau – L’œuvre Vrilles, fabriquée par l’artiste multidisciplinaire Jérémie Giles lors du Symposium de sculpture de 1970, a été remise à neuf afin de procéder à son implantation au parc des Pionniers.

Entreposée depuis un peu plus de 40 ans, la sculpture a été retrouvée il y a près de deux ans sur un terrain de la Ville de Baie-Comeau. « Nous avons attendu un concours de circonstances pour la restaurer et ensuite la mettre en valeur. », explique Daniel Le Saulnier, président du Grand Rappel.

On a procédé à l’inauguration de la sculpture alors que se tient parallèlement le Symposium de peinture 2018, événement artistique d’envergure auquel participe Jérémie Giles.

Des partenaires clés

Plusieurs collaborateurs ont participé à la restauration de l’œuvre, qui en avait bien besoin pour assurer sa pérennité. Ce travail de restauration a été entamé par l’entreprise Construction Fransi, qui a donné un coup de main pour le sablage et la coupe de certaines parties inférieures des vrilles, qui étaient gênantes pour son implantation.

Une fois en état, les artistes Jérémie Giles et Don Darby ont ensuite rafraîchi la peinture sur les vrilles au cours du mois de juin et la Ville de Baie-Comeau a mis la touche finale en permettant le transport et l’implantation de la sculpture au parc des Pionniers.

La naissance d’une œuvre d’art

Si l’on retourne en 1970, Jérémie Giles désirait participer à sa façon au Symposium de sculpture qui se tenait à l’époque au Centre d’arts Manicouagan. Fondateur du Symposium de sculpture de l’époque et pionnier du Centre d’arts Manicouagan, Jérémie Giles a choisi de travailler des vrilles fournies par la compagnie Québec North Shore, qui voulait se départir de ce matériel désuet destiné au recyclage.

Faites de métal, les trois vrilles de taille différente sont chacune peintes d’une des trois couleurs primaires. « À l’époque, je voulais participer à ma façon au Symposium de sculpture. J’ai donc exploré l’origine de la couleur, c’est-à-dire qu’elles sont les trois couleurs primaires qui font que l’ensemble des couleurs existe », explique Jérémie Giles à propos de l’objectif de cette sculpture. L’œuvre se voulait aussi un travail didactique pour son créateur.

Malgré un but bien précis lors de sa création, il laisse cependant le soin d’interprétation aux consommateurs d’art. « En littérature par exemple, les mots ont une valeur. C’est la même chose pour les objets en art visuel. La lecture qu’on en fait est ensuite laissée à l’observateur. De plus, les trois vrilles offrent une lecture plus intéressante que si c’était seulement trois tiges carrées », conclut l’artiste.

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Pierre-Michel Fortin Recent comment authors
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Pierre-Michel Fortin

Je comprends que l’art s’apprécie en fonction du regard de chacun mais comment peut-on, sans rire, parler d’art dans le cas présent? Trois vrilles de tracteur peinturées…Il faut cesser des prendre les gens pour des cons…