Une agréable surprise pour Mason

Une agréable surprise pour Mason

Le vice-président exécutif et chef de la direction financière de Mason Graphite, Luc Veilleux, se réjouit de ne pas avoir à passer par l'étape du BAPE.

Baie-Comeau – Chez Mason Graphite, qui se préparait à affronter les audiences publiques sur l’environnement, on respire un peu mieux à la suite de cette volte-face inattendue.

« C’est pour nous une certaine surprise, car on avait déjà commencé à se préparer pour les audiences publiques, mais c’est évidemment une agréable surprise », a souligné le vice-président exécutif et chef de la direction financière de l’entreprise, Luc Veilleux, en rappelant que le projet peut ainsi suivre son cours.

Dans les prochaines semaines, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques va compléter son analyse du projet de Mason Graphite, a précisé M. Veilleux.

Le ministère fera ensuite rapport au ministre David Heurtel, qui lui en fera de même devant le Conseil des ministres, qui a le dernier mot sur la délivrance du décret gouvernemental autorisant le début des travaux de construction.

Pas de ralentissement

« Pour notre part, tout ça ne ralentit pas notre processus. On poursuit notre travail d’ingénierie de projet et de stratégie d’approvisionnement de matériel », a enchainé le v-p exécutif.

Au cours des dernières semaines, Mason Graphite avait déclaré vouloir amorcer les travaux de construction de son usine de traitement du graphite de Baie-Comeau d’ici la fin de 2017. Même s’il manque encore la dernière pièce du puzzle avec le décret, Luc Veilleux croit que cet échéancier peut encore être respecté.

« Nous, on pense que oui. De toute façon, on va être prêts la journée où on recevra le décret », d’ajouter le chef de la direction financière.

Et quant à savoir qui a pu demander des audiences publiques du BAPE sur le projet de mine et d’usine, M. Veilleux assure qu’il ignore son identité.

« On n’a pas eu d’informations vérifiées à savoir qui était-ce, si c’était un individu ou un groupe. Il y a beaucoup d’informations qui circulent, mais on n’a confirmation de rien du tout », a-t-il conclu.