Plateau en humour casse la glace

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 30 août 2016
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Baie-Comeau – Le rideau est tombé, samedi, sur la nouvelle formule de festival urbain dans le centre-ville du Plateau à Baie-Comeau. Même si le bilan définitif reste à faire, tous les astres semblent alignés pour une deuxième édition de Plateau en humour en 2017.

Après une absence de deux ans, le centre-ville a renoué avec un festival de la rentrée scolaire du 25 au 27 aout. Pour marquer ce retour, la population a eu droit à du deux dans un. L’appellation Plateau en fête a été maintenue, mais on lui en a accolé une nouvelle, Plateau en humour. Or, cette dernière deviendra la seule utilisée à compter de l’an prochain, assure le président de la Société de développement commercial du Plateau, Georges Daviault.

Inspirée d’un événement à succès tenu à Rivière-du-Loup, la nouvelle formule plait. Vendredi, les quatre bars du centre-ville étaient pleins, précise le porte-parole. Les spectacles rotatifs offerts par quatre finissants de l’, avec la collaboration à l’animation de l’humoriste d’origine baie-comoise, François Boulianne, ont attiré les gens. Ces derniers ont d’ailleurs pu voter pour Alexandre Bisaillon, Dave Beaucage, Jay Du Temple ou Sam Breton dans le cadre du prix du public.

Samedi soir, les artistes du rire étaient de retour sur scène, mais cette fois-ci sous le grand chapiteau aménagé dans le stationnement Jalbert. Là encore, ils ont montré leur savoir-faire, au grand plaisir des quelque 700 personnes sur place (selon une estimation de l’organisation) qui se sont esclaffées à plusieurs reprises. Un jury a noté leurs performances.

Une seule et même personne a finalement remporté le prix du public et le prix du jury. Il s’agit de Jay Du Temple, dont les propos de samedi soir ont tourné en partie autour de l’école et de la rentrée scolaire. Dans la foule, une jeune enseignante s’est retrouvée bien malgré elle à faire partie du numéro. Les « Mme Marie-Ève » ont fusé à quelques reprises.

Place à la musique

La musique a tout de même occupé une belle place dans le nouveau festival urbain. Le groupe a d’ailleurs suivi le spectacle d’humour de samedi sur la grande scène extérieure.

Jeudi, toujours sous le chapiteau, quatre groupes se sont succédé. Malheureusement pour les organisateurs, l’assistance a été décevante. Un peu plus d’une centaine de personnes à peine se sont déplacées pour cette soirée marquant l’ouverture du festival. « J’aurais souhaité beaucoup plus que ça », admet M. Daviault, rappelant que cette soirée était dirigée vers les étudiants du cégep.

Un bilan sera effectué dans les prochaines semaines. Il permettra d’identifier les points forts et les points faibles de l’organisation et de tenter d’apporter des améliorations en vue des prochaines éditions.


Une première expérience pour les organisateurs

Baie-Comeau – Même si l’affluence n’a pas été à la hauteur des prévisions, l’organisateur principal du volet musical du Festival Plateau en fête se dit loin d’être déçu. « En tant que première fois, j’ai eu un festival de rêve », affirme même Denevan Dugas.

Maëlle Besnard

Denevan Dugas et ses deux amis, Vincent Fortin et Benoît Blanchet, ont organisé la première soirée du Festival et sont à l’origine de la venue du groupe Final State le samedi soir. Si cette soirée s’est révélée satisfaisante, cela n’a pas été le cas de l’ouverture durant laquelle se sont pourtant produits quatre groupes musicaux, soit Kamakazi, Three Of Us, Simon Morin et le groupe local Awake in the noise.

Denevan Dugas ne croit pas que le choix des groupes soit en cause. D’après lui, il y en avait pour tous les goûts. Le jeune homme reste d’autant plus fier du résultat que lui et ses amis ont consacré beaucoup de temps à préparer l’événement. Il raconte avoir travaillé près de 18 h par jour la semaine précédente.

Pour inviter Final State, il a également dû faire des pieds et des mains pendant près d’un mois. « En tant que première fois, j’ai eu un festival de rêve. On n’a eu aucun problème, aucun souci », souligne-t-il, en assurant ne pas être déçu.

Un rêve de jeunesse

Pour ce vendeur de voitures, c’est un rêve de jeunesse qui s’est réalisé. Même s’il dit adorer son métier, Devenan Dugas a toujours souhaité organiser de A à Z un festival. « Je l’ai fait par passion pour l’organisation d’événements », explique-t-il.

À l’heure d’aller sous presse, le jeune homme n’avait pas terminé de faire ses comptes. La formule va sans doute être un peu améliorée, mais il n’est pas en mesure de donner des détails pour l’instant. Toutefois, lui aussi affirme que le Festival reviendra l’an prochain avec une partie musicale et une partie humour.

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