Bilan 2019 de la SOPFEU : du répit pour les forêts de la Côte-Nord

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Par Charlotte Paquet
Bilan 2019 de la SOPFEU : du répit pour les forêts de la Côte-Nord
Les pompiers forestiers de la Société de protection des forêts contre le feu de la Côte-Nord ont combattu 27 incendies de forêt en 2019. Photo SOPFEU

La saison 2019 des feux de forêt sur la Côte-Nord ne passera peut-être pas à l’histoire, mais presque, du moins pour le très peu d’hectares brûlés.

Dans son bilan final, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) recense 27 incendies et une superficie détruite d’à peine 28,6 hectares. C’est donc dire que la plupart des feux ont consumé un hectare ou moins.

Même si le nombre d’incendies est certes moindre que la moyenne annuelle de 35 observée ces dix dernières années, c’est vraiment du côté des dommages à la forêt que l’écart est plus que majeur. En effet, de 2009 à 2018, la moyenne annuelle d’hectares consumés s’est élevée à 4 085. On est loin du résultat de 2019.

Selon l’agente à la prévention et aux communications de la SOPFEU, Isabelle Gariépy, pendant la décennie en question, les forêts de la Côte-Nord ont été grandement mises à mal lors de trois saisons, celles de 2010, 2013 et 2018.

Les raisons

Divers facteurs expliquent le bilan positif de 2019. La météo en est un. « On a eu un printemps tardif et un automne hâtif. Les incendies se sont vraiment concentrés lorsqu’on a eu des belles chaleurs en juillet », fait remarquer Mme Gariépy.

Le printemps a d’ailleurs été tardif dans l’ensemble du Québec puisque le premier incendie de forêt est survenu à la fin avril, ce qui ne s’était pas vu depuis 1994.

Parmi les autres raisons invoquées par l’agente pour expliquer le peu d’hectares consumés cette année, il y a également l’absence de longues périodes de sécheresse.

L’origine

Au premier rang des causes, il y a la foudre qui a allumé 15 incendies. Les activités de récréation viennent au second rang avec 8 feux. On peut penser aux randonneurs, aux pêcheurs, aux cueilleurs de petits fruits sauvages et aux villégiateurs.

Trois incendies sont de causes incendiaires, c’est-à-dire liés à des activités de brûlage printanier ou à des feux échappés involontairement à titre d’exemple. Enfin, des opérations forestières sont aussi responsables d’un feu.

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